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Internet : Que dire du blogging au Mali

De 2008 à nos jours la famille des blogueurs maliens s’agrandit de plus en plus. Ils sont maintenant des dizaines dans notre pays, voire même des centaines ; et souvent regroupés en association, comme Donniblog. En réalité c’est quoi le blogging ? Qu’est ce qu’il peut bien apporter ? Voila des questions qui nous ont poussé à rencontrer quelques acteurs de ce monde à Bamako.

Le blog est une plateforme dénonciatrice sur Internet, administrée par un web citoyen, un web activiste, ou encore par un blogueur. « Un blog personnalisé pour un journaliste permet à ce dernier d’échapper à la ligne éditoriale imposée par sa rédaction », tels sont les propos de Abdoulaye Guindo (togouna.mondoblog.org), le président de l’association Donniblog du Mali.

L’objectif de cette association est de former le maximum de jeunes dans le blogging. D’où l’organisation des camps périodiques de formation, très souvent au lycée Kankou Moussa de Daoudabougou.

Selon Mohamed Sidibé, un grand blogueur malien connu sous le pseudo de Ivo Dicarlo (kibaruonlin.mondoblog.org), un Web activiste peut toujours se cacher derrière son blog, mais tout en respectant des règles presque identiques à la déontologie journalistique. C’est-à-dire pas de propos diffamatoires, et vérifier les informations à la source avant de les diffuser.

Selon nos interlocuteurs, il y a des gens qui vivent de ce métier, considéré comme une passion pour d’autres.

Ces derniers temps le réseau des blogueurs maliens s’élargit de plus en plus. Et cela grâce à Donniblog et d’autres associations allant dans le même sens.

Sans oublier l’Atelier des médias de RFI qui organise un concours chaque année où 150 personnes (Mondoblogueurs) sont recrutées chaque année à travers le monde.

Cette année (2016), c’était la 5ème édition. La plateforme Mondoblog compte de nos jours plus de 700 blogueurs et sans nul doute avec la saison 6 en 2017, la famille s’agrandira une fois de plus.

Boukary Konaté est le 1er blogueur malien. Selon Abdoulaye Guindo, ce dernier a bénéficié de plein de choses dans le blogging. Selon nos constats, ce monsieur a évolué dans le secteur, bien qu’il soit fonctionnaire de l’Etat malien.

De nos jours, il est passé à l’étape supérieure, en animant des pages entières en langue nationale Bamanakan sur son blog fasokan, le 1er qui nous fait voir les résultats des examens nationaux dès les 1ères heures.

 


Journée internationale du blog : c’est notre affaire !

A l’occasion de la journée internationale du blog (31 août), je suis allé à la rencontre de deux blogueurs. L’un étant un débutant dans la matière, l’autre est une vraie professionnelles qui figure parmi les toutes 1ères blogueuses du Mali.

Le jeune web activiste Ousmane Traoré a été recruté par Abdoulaye Guindo (le président de la communauté des blogueurs maliens, Doniblog)  il y a de cela 3 mois. « Grâce au blog camp 1 et 2, j’ai appris à faire un blog (probonomali.wordpress.com), à rédiger des articles et afin de les publier sur les réseaux sociaux ».

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Avec une maîtrise en philosophie, Ousmane Makaveli pour les intimes est un web citoyen de 25 ans, qui dit avoir appris et aimé beaucoup de choses dans son nouveau monde du blogging. « Le blog m’a permis de me perfectionner sur beaucoup de plans, à apprendre à connaître des thèmes précis, à faire des recherches et à rédiger des billets ».

Ce n’est pas tout : le blog l’a mis en relation avec beaucoup de personnes. Et son souhait est que la jeunesse malienne prenne le blogging comme son activité principale, dans le but d’apprendre et de servir leurs communautés.

 

Sur son blog (demeden.wordpress.com), elle se nomne Deme Den, autrement dit la fille de Deme. Cette blogueuse et mère de famille est journaliste de formation. De 2010 à nos jours, le blog lui a ouvert des portes. « Avec le blogging, j’ai beaucoup été recommandée pour d’autres choses, j’ai été pigiste pour plusieurs journaux de différent pays. Tout cela est venu grâce au blogging. » Selon Deme Den, le réseautage dans le blogging n’est vraiment pas à négliger, comme pour dire que l’union fait la force.

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Amoureuse des NTIC, cette femme sort carrément de la généralité. Elle affirme avoir choisi un angle précis. Sur sa page, elle traite généralement des sujets sur la science, la recherche scientifique, les résultats de recherches, tout ce qui ce rapporte à la médecine, l’environnement, les nouvelles technologies, l’agriculture et surtout l’agro-business, qui représente pour elle un sujet de l’avenir que les gens négligent.

Spécialiste en communication, coach de développement personnel, avec 19 ans de vie associative derrière elle, cette femme expérimentée souhaite une chose : l’unité des blogueurs maliens. Cela lui permettrait enfin d’intégrer le bureau. Si non avec deux groupements des blogueurs, elle ne « sait pas où aller ».

Cette ancienne agent de la Radio Kledu et de l’ORTM, qui  fêtera ses 30 ans le 20 janvier prochain, n’a pas oublié de dévoiler son amour pour le chocolat.


Pour que des combattants du MNLA survivent : des citoyens moururent, faute de négligence

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La semaine surpassée, le responsable de « Dachau » (une salle réservée aux personnes qui sont entre la vie et la mort) de l’urgence à l’hôpital Gabriel Touré,  s’est vu contraint de remplacer des citoyens très touchés par des blessés de MNLA. Les deux personnes n’ont pas pus supporté, ils ont succombé à leur maladie. Tandis que des ennemies de paix, son bien assistés à H.G.T, selon des témoins.

Cela fait environ un mois que les milices, combattants pro-gouvernemental, Gatia,  et des ennemis de paix se sont affrontés au nord du Mali précisément à Kidal, dans la 8ème région du pays. D’après les informations il y’a eu beaucoup de morts et plusieurs blessés. Mais pour quelle raison des blessés ennemis se retrouvent à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako ?

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Cette affaire devenu un petit secret,  pour les parents des 2 victimes, ne l’est plus pour bon nombres de personnels et patients de cet hôpital.

C’est deux personnes du MNLA sont ils des prisonniers de guerres ? Supposons qu’ils soient ainsi. La petite salle de « Dachau » qui ne peut prendre plus de 2 personnes a été vidée pour eux selon nos sources, mais pour quelle raison ? Une vie vaut mieux qu’une autre ?

Cela me rappel les propos d’un de nos militaires. Selon ce dernier, des Forces Armées du Mali (FAMA) : «le président et les ministres dissimulent la vérité au peuple malien». Les questions restes toujours les mêmes !  Est que le Gouvernement malien aurait il démissionné ? Ces individus mal intentionnés sont ils des ennemis du Mali ou des partenaires de nos dirigeants ? Mes questions sont restées en suspens  depuis belle lurette.



Pour une sortie de crise : et si Gao devenait la capitale politique du Mali ?

De l’indépendance (1960)  à nos jours, ce problème du nord Mali persiste. Après la chute de Kadhafi, le conflit inter-maliens a pris une autre dimension, suivi d’un coup d’Etat et de la fuite du président ATT au Sénégal. Les djhadistes, terroristes, bandits armés ou je ne sais quoi, ont eu comme argument : le gouvernement a délaissé le Nord Mali. Pour une sortie de crise, et si Gao devenait la capitale politique du Mali ?

La 7ème région, Gao, comme 2ème capitale du Mali (capitale politique), permettrait une déconcentration. Depuis fort longtemps, les populations du nord Mali (Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Taoudéni), ne demandent que des investissements sur leurs territoires, de la création d’emplois et la sécurisation des différents zones.

En réalité ils n’ont pas tort ; du Général Moussa Traoré à IBK : ils ont tous eu leurs rebellions. Ils viennent en général comme leaders, responsables, des gens qu’ils prétendent représenter (les nordistes). Le gouvernement leur file des mangeailles, et qu’est ce qu’ils font par la suite ?  Acheter des belles villas, dans les quartiers chics de Bamako, fêter jusqu’à en finir et en redemander encore, ainsi de suite.

L’argent destiné au développement du Nord est tout le temps détourné par quelques individus. Avec la complicité de nos gouvernants, ces sous sont toujours dilapidés au sud, tandis que l’insécurité règne dans l’Adrar des Iforas, dans la cité des Askia et aussi bien que dans la ville des 333 saints.

Un IBK à Gao avec tous ses ministres et administrations, réduirait sans nul doute ces conflits inter-maliens.

  • Comme cela, ils ne joueront plus avec leur propre sécurité.
  •  Personne ne dira plus que le gouvernement s’en fout du Nord.
  • Bamako sera complètement allégé, et il n’y aura plus d’embouteillage à Sebenikoro.
  • Le développement de Gao fera certainement celui du Nord en particulier et de tout le Mali en général
  • Et sans doute les touristes reviendront, à Tombouctou, au pays Dogon, etc.

A défaut de tout cela, pourquoi ne pas diviser le Mali, comme se fut le cas au Soudan ? Il suffit seulement d’organiser un référendum et le peuple en décidera.

La démission du président IBK est une autre solution, sinon la présence de la MINUSMA peut empêcher peut être un coup d’Etat, mais pas un soulèvement populaire…

 

 


Mali : un autre coup d’Etat nous guette t-il ?

IBK, attention ! Si non, le Mali risque un autre coup d’Etat  à la manière Sanogo contre ATT. En 2012 des militaires ont été égorgés à Aguelhok  comme à Nampala ce 19 juillet 2016. Aussi  le problème du 3ème pont résonnait à Kayes, tout comme celui du 2ème pont de la même 1ère région, qui se passe maintenant. On attend seulement une marche des femmes,  pour que l’histoire se répète.

«Où sont nos 200 000 emplois ? »  C’est la question que se pose le collectif d’associations bi-ton. ces jeunes ont pris deux semaines pour mobiliser la plupart des chômeurs maliens sur les réseaux sociaux.  A la dernière minute leur rassemblement qui était prévu pour ce samedi 23 juillet 2016, dans le stade Mamadou Konaté de tomikorobougou s’est vu finalement reporté à une date ultérieure. Pourquoi ? « Un décret d’annulation de la marie et le gouvernorat est tombé hier soir » nous on t-ils répondu les organisateurs, très froissés…

Prévu pour 16 h, l’événement de Bi-ton n’a plus eu lieu, mais par contre: «le lancement officiel du forum de réflexion sur la recherche de voies et moyens pour l’emploi des jeunes » a bien et belle eu lieu au palais des sports de hamdalaye ACI 2000.

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Le ministre de la jeunesse et de l’emploi, le président du conseil national de la jeunesse(CNJ), et des chefs religieux ont pris part à cet événement. La Commission qui a organisé ces activités était présidée par Mohamed Macki Bah, le même président de l’Union des jeunes Musulmans du Mali (UJMA).

Pour certains membres de Bi-ton, le gouvernement a provoqué ce truc à la dernière minute pour saboter leur meeting. Après les massacres de Nampala et l’annonce des 3 jours de deuil national, Bi-ton avait vite provoqué une réunion d’urgence le jeudi 21 juillet à la maison des jeunes de Bamako. Résultat : malgré tout le Rendez vous restera toujours à 16 h dans le même stade. Pour n’est pas «décevoir» ou perdre «crédibilité » au prêt de leur base. Mais les autorités en n’ont décidé autrement.

La présence de la MINUSMA peut empêcher peut être un coup d’Etats, mais pas un soulèvement populaire…


 La cité administrative : Un conseiller technique pisse dans son pantalon

Des beaux immeubles, sans sanitaires ! 6 toilettes par bâtiment, le plus souvent bouchés (par des cacas), avec des odeurs nauséabondes. M. G, est un conseillé technique du ministère de la promotion des femmes et de l’enfant,  avec l’envi de faire pipi, il a tourné au 1er et 2ème niveau pas moyen en voulant descendre le bon homme a lâché dans son froc. Beaucoup de bâtiments de la cité administrative sont dans cette situation. Il y en a qui ont été réparés la semaine passée mais pour le ministère de la justice et bien d’autres sont toujours d’actualité. A cela s’ajoute les problèmes d’insécurité et le calvaire que vivent les gardes nationaux  qui veillent sur la zone. «Ces temps-ci, nous sommes obligés d’aller prendre notre nourriture sur la tête, un repas qui n’est plus de qualité!» nous a confié  O, un soldat de la cité administrative.

Est-ce qu’un soldat affamé peut prêter attention à une vendeuse d’arachide, qui pénètre le bureau d’un ministre ?

Les problèmes de la cité administrative n’en finissent jamais, tellement qu’il y en a beaucoup. Il se trouve aussi des responsables sans bureau, ou  dans des salles de réunions transformées.


Weei Soldat : un jeune rappeur qui ne cesse de monter en grade !

 

La nuit du samedi 16 juillet au dimanche matin, 17 juillet 2016, Dounankè Coulibaly alias Weei Soldat et son clan Morocco Gang ont mis le show au Stade Modibo Keita de Bamako. Environ 10000 fans ont répondu présent.

Après avoir remplir les deux salles de basket-ball (Medina koura et ACI2000),  le palais de la culture et le stade Mamadou Konaté, Weei Soldat est la toute 1ère personne de sa génération à avoir osé prendre le stade Modibo Keita de Bamako. Le jeune qui ne cesse de monter en grade, a remplit le stade a moitié. Selon l’animateur du jour, Mohamed ché, « tous les tickets ont été vendus. »

«Weei est un enfant béni» c’est la déclaration faite par sa mère accompagnée de son cher époux, c’est-à-dire le papa de l’artiste. Ses deux parents  n’ont rien fait pour rater ce grand jour, pour leur fils. Le papa tenait la main d’une fillette, certainement la petite sœur à la starlette qui n’a que 19 ans.


Tunisie : Guéra-guéra, une appellation qui fâche certains subsahariens

Etudiants Maliens de Tunis

 Guéra-guéra, un mot très facile à prononcer pour les enfants et jeunes de Tunis, surtout ceux des bas quartiers, à l’égard des Africains subsahariens. Selon certains témoignages, ce mot existe depuis des années dans ce petit pays de la Tunisie. Quelles sont ses origines ?

« Guéra-guéra n’est pas un mot raciste. Ce mot fait allusion au nombreux ‘‘gué’’ de la langue des premiers Africains venus ici à Tunis », nous a confié Walid Moustapha, un chauffeur de Taxi du grand Tunis. Selon Walide ses premiers subsahariens devaient être des Sénégalais, même s’il nous suggère de vérifier si l’emploi des « gué » est fréquent dans la langue wolof…

Mais ce terme est aussi employé même pour des tunisiens noirs, bizarre non ?

Quant à Moctar Ba, jeune étudiant malien et notre compagnon de taxi, ce terme est un exemple frappant du « chokobi » au Mali, qui se dit des Français ou de tous ceux qui parlent comme eux…

Que veut dire Guéra-guéra ? N’importe qui pourra faire le tour d’Ifriqiya, l’actuel Tunisie, avec cette question. Rares sont les gens qui pourront donner une réponse, à plus forte raison vous convaincre du vrai sens ou de la vraie origine.

Avant Walid, voici quelques réponses qu’on a souvent rencontré par rapport à Guéra-guéra dans ce pays : « ça ne veut rien dire », « c’est des mots racistes », « n’écoutez pas des gens qui vous disent cela », « c’est des personnes qui n’ont rien dans leur tête », « Je ne connais pas ce mot » ou encore « jamais entendu »….

« Kalouche », et « kahla » qui signifient tout simplement noir en Arabe, sont des termes qui fâchent des Africains subsahariens jusqu’à ce que certains perdent totalement leur contrôle.

« On m’a traité de Singe ! » ce qui est faux, ou bien « On nous à traité de Noir ! » alors qu’ils sont en réalité Noirs.

Pour Moez, un commerçant dans le souk de Zarkoun (Tunis) : « On a souvent des problèmes de qualification pour vous, on ne peut pas dire les Noirs ni les Africains, alors comment doit on vous appeler ? »

« En Algérie, on nous appelle souvent ‘’Babaye’’. On a aucune idée de ce que ça signifie, mais ce qui est sur, c’est que c’est prononcé surtout pour blesser les Noirs », telle est la conviction de Boubacar Coulibaly, un ex-étudiant malien de l’Algérie résident au Mali actuellement.

Selon des témoignages de certains de nos compatriotes étudiants au Maroc, « Asia » est le correspondant en quelque sorte de Guéra-guéra et de « Babaye », dans le Royaume chérifien…


Insécurité à Gao : à qui profite le désordre dans la 7ème région ?

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Depuis juin 2016, après la mort d’un haut gradé de l’armée malienne, nos militaires ont souvent la peur au ventre, ou tout simplement ils ne veulent plus mourir pour rien! Sur la route de Gao, entre Hombori et Gossi (85 km), les transporteurs et les passagers font toutes les prières du monde pour échapper aux bandits armés, qui n’hésitent pas à tuer ou piller.

« A part Sonef, Nour Transit et Tilemsi Transport, toute autre compagnie qui se hasarde à se jeter sur le trajet Hombori Gossi risque la mort ou la perte de ses biens », nous a confié I B S, un conducteur de gros porteur. Pour ce dernier, cela fait une semaine qu’ils sont bloqués à Hombori. Pas moyen de regagner Bamako.

« Entre Gao et Hombori, en un temps record il y a eu plus de 10 camions brûlés, et 2 chauffeurs de la compagnie Mah Transit ont perdu la vie en moins de 2 mois », nous a révélé un autre chauffeur bloqué à Gao. Totalement bouleversés, ils ne savent plus quoi faire. Gatia, les bandits armés, les terroristes sont sur toutes les lèvres. Mais personne parmi les transporteurs n’a pu nous témoigner avec certitude l’ampleur des différentes attaques.

Si l’on en croit aux différents témoignages des transporteurs, qui y sont ou qui sont passés par là, les Escortes militaires qui les assistaient ont baissé les bras. Pourquoi ?  Selon C.S, des Forces Armées du Mali (FAMA), « le président et les ministres dissimulent la vérité au peuple malien ». Est-ce que le gouvernement malien aurait démissionné ? Ces individus mal intentionnés sont-ils des ennemis du Mali ou des partenaires de nos dirigeants ? Voici des questions qui attendent des réponses depuis fort longtemps…