8e de finale : le Mali face à sa bête noire

Les éléphants de la Côte d’ivoire restent un très gros morceau pour les aigles du Mali. Si, comme le dit ma consœur Mariam Moussa Hari Maïga, « les vodoux du Bénin ont trouvé une solution à la chemise blanche d’Hervé Renard pour éliminer le Maroc », pourquoi nos kômô (fétiches) ne ferment-ils pas définitivement les yeux des ivoiriens ?

Pour les matchs de poule de cette Coupe d’Afrique des Nations 2019, Dieu a bien corrigé mon dessin. Car bien avant le début de la phase finale, je voyais déjà mes deux équipes de la poule E en huitièmes de finale. Mon Mali et ma Tunisie. Les deux jouent leur qualification aujourd’hui. Pour les fennecs, ce sera contre le Ghana. Mais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé que le Mali ferait face à sa bête noire, la Côte d’Ivoire.

Nos marabouts, féticheurs, charlatans, imams, prêtres et autres ont toujours prié pour le Mali contre la Côte d’Ivoire, quand il s’agit du football. Mais hélas ! Cela n’a jamais payé.

Au moment où le pays est en crise, nos vénérables se cherchent, et c’est à cette période que le seigneur nous réserve un match de la CAN Egypte 2019, encore, contre le pays de Serge Aurier, le capitaine des éléphants, qui n’a de cesse de nous mettre en larmes chaque fois que l’occasion se présente, et depuis belle lurette.

Hé Dieu ! Chance ou malchance ? Quelle échappatoire pour mon pays, « Ba Maliba » ?

A cause des désaccords au cœur de l’accord entre nos cœurs, ceux qui sont censés prier pour le pays sont en guerre. Il faut que Dieu nous réserve une issue pour cette CAN 2019. Depuis sa troisième place en 2013, le Mali n’a plus accédé aux phases finales de la CAN.

La peur au ventre

Après que le Mali ait écrasé les mourabitounes de la Mauritanie (4-1), j’ai été obligé de renouveler mon mariage en sympathisant avec mes beaux frères de Carthage, à travers le match nul 1-1 qui a prouvé l’égalité entre aigles du Mali et Tunisiens.

Bien que cela ne nous ait pas permis aussitôt la qualification en huitième de finale, le Mali gardait toujours la tête de la poule E avec 4 points, juste devant les aigles de Carthage.

Et « malheureusement » cette fois-ci, en battant l’Angola (1-0) lors de notre troisième match, instantanément, l’information tombe : les aigles du Mali face aux éléphants de la Côte d’ivoire !

Si certains joueurs sont vraiment décidés à « dja » (tuer) cette âme qui anime cette « bête noire » pour de bon, c’est la peur au ventre chez beaucoup de supporters maliens jusqu’au jour J, c’est-à-dire aujourd’hui, lundi 8 juillet 2019.

La force de gagner contre la Côte d’Ivoire

Après le coup de sifflet final de ce match Mali vs Côte d’Ivoire, je ne veux qu’une chose : la victoire, la victoire, encore la victoire et la victoire pour mon Mali.

« La plupart de nos kômô ont été abandonnés ou échangés contre les pacotilles occidentales ou chinoises, » a-t-on l’habitude de dire. Malheur ! Il faut que le peu qui reste se ressaisisse, pour que des gens comme Halima Ben Touré ferment leurs bouches et pour de bon. Que cette journaliste ivoirienne en terre malienne ne traite plus nos aigles d’« épouses des éléphants ».

Bref, c’est un constat d’échec pour nos vénérables et  leurs nombreuses prières. Dieu, à mon tour, en tant que petit journaliste et blogueur : j’interviens. Je pleure tout en vous demandant une victoire pour nos aigles. Rien que pour une fois. Afin de soulager un peu la population du Mali, qui a mal. A cause de cette crise que nous vivons depuis 2012. Pour la énième fois, Dieu donne nous la force de gagner contre la Côte d’Ivoire….. Amen !