Mali : Un peuple décidé s’en fout de la censure des réseaux sociaux !

                                                                                              

Le projet de loi portant la révision constitutionnelle a été adopté à l’unanimité le 3 juin 2017 par l’assemblée Nationale aux environs de 3 heures du matin ; cela après environs 2 jours de débat.  Les 111 députés ayant voté pour sont accusé d’être corrompus. Les 35 autres se réclamant de l’opposition sont toutefois soutenus par la majorité des citoyens. Quand le peuple se réveille, on ne touche pas à sa constitution!

Face à ce projet qualifié de biaisé, la plateforme «Antè-A-bana! Touches pas à ma constitution» a vu le jour le 11 juin passer à la pyramide du souvenir avec à sa Tête Mme Sy Kadiatou SOW connue de l’ADEMA-PASJ (Parti Africain pour la Solidarité et la Justice. Elle est composée de 5 commissions de travaux.

Une commission d’organisation, de Communication,  en passant par la commission protocolaire-sécuritaire, celle de la stratégie, de la  finance et enfin la commission constitution. Sont les 5 groupes de travaux mise en place le 13 juin, à la suite de la naissance de la plateforme «Antè-A-bana! Touches pas à ma constitution».

Ce samedi 17 juin 2017, l’objectif de la plateforme reste la mobilisation  de 300 000 personnes  pour bloquer ou voter (le 9 juillet prochain) « non » contre le nouveau projet constitutionnel qui pointe à l’horizon.

Partis en rang dispersé au tout début, 2 marches pacifiques initiées par certains collectifs  de la place ont été  violement dispersées par les nouveaux récrus de la police nationale. Faute d’autorisation. Décidé à tout pris d’empêcher ce nouveau projet constitutionnel, la plupart des forces vives de la société civile au niveau de Bamako a décidé de fédérer leurs forces  à la pyramide du souvenir, pour un Non! A l’issue de cette rencontre du 11 juin passé, Une grande marche est envisagée dans la matinée du samedi 17 juin qui quittera la place de la liberté pour se terminer au pied du monument de l’indépendance, à proximité de l’Institut Français du Mali (IFM).

Voici un passage du projet qui pourra nous tuer dans le future proche ou lointain, une partie de  l’article 118 « Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au referendum lorsque le président de la république décide de le soumettre au parlement convoqué en congrès.

Le texte est définitivement approuvé s’il réunit une majorité favorable de deux tiers (2/3) des suffrages exprimés ».

Ce  projet qui fait polémique, si jamais le « oui » passe, le président de la république n’aura plus besoin de referendum dorénavant  pour faire adopter d’autres projets de ce genre (rédigé, imposé par des étrangers), ce qui lui donne le plein pouvoir. En cas de besoin il passe tout simplement par le congrès (Art. 118) pour faire passer ses lois.  Et s’il décide de modifier le nombre du mandat présidentiel en illimité qu’est ce qu’on pourra faire, le peuple ? Il serait trop tard !

Vu la gravité de la situation, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali «CSTM a décidé de rejoindre la plateforme » a signalé à la pyramide du souvenir le 13 juin dernier, l’honorable Amadou Thiam, le plus jeune député du Mali de l’ADP Maliba.

Contre ces 24 pages  et les 122 articles, nous disons non au coup d’état constitutionnel. Avec des centaines d’associations, des hommes politiques, quelques députés de l’Assemblée nationale, sans oublier les artistes, les blogueurs et les autres acteurs des réseaux sociaux nous sommes prêts à tout pour empêcher ce projet de passer. Le forcing n’est pas la solution, on a vu blaise Compaoré !

Ou sont nos religieux ? Quelle est votre position ?

 

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