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Covid-19 au Mali : le coronavirus tue, les maliens passent

Image d’illustration

Le citoyen lambda du Mali peut penser à ce qu’il veut, parlant du coronavirus ou covid-19. En tout cas, je reste au garde-à-vous, pour  monsieur  CoronaV.

Laissez-moi-vous présenter celui que j’ai surnommé CoronaV : il s’appelle virus avec des cornes,  d’où le nom coronavirus. Apparu en fin 2019, il s’est donné le pseudo COVID-19. CO : comme Corona (corne). Vi : comme virus, qui « dédie » ou enlève  des vies dans le désordre. C’est une maladie, on est d’accord ?   D’où la lettre « D » à la fin de COVID, qui tire sa souche dans « disease », qui signifie maladie en anglais. 

Je m’adresse à vous, monsieur CoronaV. Vous êtes un méchant mec, qui ne cesse de dévoiler des défaillances des pays dit puissants et faire des ravages  à travers le monde. Vous nous demandez de considérer la Chine comme la vraie 1ère puissance de l’univers ? A vos ordres mon CoronaV !

 Quant à la classification, pour l’une des rares fois, j’agrippe avec fierté le rang de mon pays (le Mali), dans un classement mondial de ce genre. En revanche, je demande à ce que vous nous épargnez totalement de vos ruines.  En attendant toujours vos suites mon CoronaV, je reste au garde-à-vous.

« Punir les méchants »

Au Mali, on vous croyait « conrona virus » : comme votre  nom l’indique en mandé kan, ou bambara, un virus venant de l’Est et qui ne cible que les  personnes de  là-bas. C’est-à-dire les Européens, Américains…

Par ailleurs, beaucoup de mes compatriotes doutent aussi de votre existence sur notre territoire. Ils pensent tout simplement  que : « seules les personnes aisées sont visées »,  ou encore, que Dieu s’est juste donné la mission  « de punir un moment les méchants du monde. »  « Ceux qui se prennent injustement pour les maitres du globe terrestre. »  Etc

Cependant à notre grande surprise vous vous êtes  mis à bouffer plus d’une trentaine  des nôtres, et sur plus de sept cent  contaminés dans mon bled le Mali, figure l’ancien premier ministre,  un honorable député, une célèbre journaliste et bien d’autres.

  Monsieur CoronaV à cause de vous l’école classique est fermée, les avions cloués au sol, des aéroports complètement fermés.  Mr CoronaV, vous avez tous mes respects et ma crainte pour avoir mis le monde entier au  ralenti. Je vous pris encore de bien revoir la situation.

Nous mettre à labri

 Chopper covid-19, c’est la chose la plus facile surtout  à travers des gouttelettes de salive d’une personne très proche de moins d’un mètre, des serrages de mains et autres gestes connexes.

C’est une maladie qui se manifeste généralement par des fièvres accompagnées de rhume et écoulement nasal, des toux, des courbatures accentués par des maux de gorge et la diarrhée, parfois. Souvent même rien de tout cela. Mais en cas de doute on doit appeler le numéro vert au 36061.

Toutefois les mesures barrières sont là pour nous mettre à l’abri de cette pandémie du 21 ème siècle. Le personnel de la santé nous recommande ces quelques comportements : tout d’abord c’est le confinement, de rester à la maison sauf en cas de forces majeures.

 Chacun doit se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou une solution hydro alcoolique. Pour  tousser ou éternuer  on doit le faire dans le pli de son coude ou dans un mouchoir à usage unique et le jeter immédiatement  dans une poubelle après utilisation. Et enfin on doit se saluer à distance, sans se serrer la main et pas d’embrassade.

Repo !    

Pour ma part mon CoronaV, croyez-moi, je ne blague pas du tout avec les mesures barrières jusqu’à ce que vous prononciez le mot clef : « repos !» Dé-confinement totale.

En somme, vous êtes l’ennemi commun. C’est le monde entier qui portera plainte contre vous, pour avoir fait des charniers à travers la planète. A cause de vos actions dictatoriales, vous répondrez de chacun de vos actes ! Non,  pas à la CPI (cours pénale internationale), mais plutôt devant le bon Dieu.


Concert live de Tiken Jah Fakoly : une dédicace ratée à Bamako ?

6 ans  après son dernier concert live, le reggae man panafricain, Tiken Jah Fakoly,  est revenu  encore au stade Modibo Keïta de Bamako, le 25 janvier dernier. Même si le goût du concert y était, avec un artiste et son public show, force est de reconnaitre que son grand public d’avant  n’était pas au rendez-vous.

CRÉDIT PHOTO S.COM

 De février 2014 à nos jours, l’artiste Moussa Doumbia alias Tiken Jah avait disparu de la pelouse du stade Modibo Keïta, au quartier médina-coura de Bamako. Si cela est une raison pour la non-mobilisation du public pour  son ultime concert, certaines personnes  pensent que c’est le moment qui a simplement été mal choisi par son staff.

Ce retour de l’artiste Tiken Jah Fakoly surnommé aussi le géné-ras intervient à l’occasion  de la présentation de son nouvel album, « le monde est chaud ».  Selon le géné-ras : « L’album est sorti au mois de mai 2019, on vient de boucler 72 concerts à travers le monde. Je l’ai fait d’abord en France, on appelle ça tourné de promotion. On a présenté l’album à Abidjan, je me suis dit, je vis à Bamako et j’ai bien envie de présenter cet album ici. » Pour attirer plus de monde, l’artiste Tiken Jah avec son staff ont fait un prix  à la porté du grand public, c’est-à-dire  1000 francs et 2000 francs, respectivement pour le gradin et la pelouse (plus proche de scène).

Non-mobilisation du public

Stade Modibo Keïta : L’arrivée de Tiken Jah Fakoly, nuit du 25 au 26-01-2020

« Les gens viennent de vider leurs poches pour les fêtes de fin d’année, d’autres sont endettés et certains n’ont même pas encore fini de régler leur compte » cela est la théorie de S.K, un technicien qui évolue dans le monde du show-biz.

Par ailleurs, une Bamakoise complète cet argument. Pour elle, le mois de janvier est fait simplement pour les signatures des documents qui vont se concrétiser en argent seulement quelques mois plus tard. Donc des activités de ce genre « sont vouées à l’échec » ajoute-t-elle.   

Ensuite, toujours dans la dynamique de la non-mobilisation du public, à hauteur de souhait quelqu’un d’autre  se prononce. Ce dernier  pense que c’est tout simplement «  le temps que Tiken Jah a mis en oubliant sa familiarisation avec le public  malien ».  Cet artiste malien reconnu, qui vit actuellement au Canada poursuit  dans ses argumentions : « Tiken Jah ne gardait pas la communication ». C’est-à-dire,  être dans les interviews au moment  de ses congés au Mali. Selon lui, cela très important.

Cependant, Tiken Jah Fakoly affirme que cette période est le moment où il ne tourne pas à l’étranger. Si l’on en croit bien au général rasta, il fallait juste profiter de la période de trêve.  C’était à la veille dudit show, au cours d’une interview que j’ai réalisée avec l’artiste, dans sa « radio libre »  au quartier Niamakoro, en commune VI du district de Bamako.

Un reggae vide de sens

« Au-delà de 2004  Tiken n’a plus chanté », martèle Mamadou Wouédraogo de Bamako. Ce jeune homme d’une trentaine d’années  pense que le reggae actuel de Tiken Jah Fakoly « est vide de sens. » L’année 2004 où il fait allusion a coïncidé avec la sortie du 5ème album officiel de Tiken Jah Fakoly.

Mais pourtant le 11ème et dernier enregistrement  de l’artiste intitulé « le monde est chaud », dénonce le mauvais comportement des humains face au changement climatique.


Hommage aux FAMa, ma personne !

A travers ces mots, je rends hommage aux forces armées maliennes (FAMa). Cela à travers un soldat inconnu, tombé au front et laissé dans les oubliettes.

Toi qui te sacrifies pour ma survie et la protection de mon âme, tu es ma personne.

Sans nul doute quand je « couma » sur toi, je parle de toi et de tes potes de rang, soldats abandonnés sur les dunes de sable ou encore entre les falaises, c’est que je parle de moi.

Sans nul doute, cela est claire, t’es égale à moi !

T’es plus que moi !

Par ce que malheureusement, je n’ai pas trop de cliché  sur ce que tu vis, réellement, avec tes potes de rang.

Cela nous oblige fâcheusement souvent à se fier à ce que les colporteurs et les « on-dit » nous rapportent, souvent fondé sur tout : mensonges, vérités, imaginations et j’en passe…

A 18 ans, 19 ans… t’as intégré l’armée. On t’a baptisé sous l’étiquète et la couleur des FAMa, mais pourtant c’est nous qui jouons au « famaya » (vivre à l’aise), à Bamako, Kayes, Sikasso, Ségou etc.

T’es FAMa, mais pourtant chaque fois, c’est toi qui tombes sur les champs d’honneurs sans protection et rien du genre.

T’es FAMa pour que nous soyons « fama », dans le confort, mais on passe notre temps à se moquer de ta personne, qui est aussi ma personne. Sans nul doute !

Soldat malien on venait te prendre et te « dja » (tuer) à chaque fois que l’occasion se présentait, parait-il !

Les débats ont trop tourné au tour de l’ordre de ne pas tirer ou attaquer.

Mais actuellement nous sommes « en guerre », parole du président actuel de la république du Mali.

Supposons que tout cela soit réel !

Cela est plus qu’un ordre qui faisait apparemment défaut.

Donc bats-toi pour ta survie,

Bats-toi pour l’Afrique

Bats-toi pour la zone du sahel

Bats-toi pour le Mali

Nous populations serons là pour que tu ne tombes plus dans des embuscades des terroristes, tu ne sauteras plus sur des mines anti-personnelles.  Et enfin

Bats-toi pour ma personne

Prrraaa


CAN Egypte 2019 : Bamako fête l’élimination de la Côte d’Ivoire

Après avoir éliminé les Aigles du Mali lord de la 8ème de finale, les Eléphants de la Cote d’Ivoire tombent en quart de finale devant les FENNEC d’Algérie. Une défaite célébrée, dans certains quartiers de Bamako. 1-1 après les temps réglementaires, l’Algérie s’impose au tir au but (4-3) et se qualifie en demi-finales de cette CAN Egypte 2019. Personnellement touché par cette défaite de la C.I,  à son tour, ma Tunisie me donne la joie comme toujours, en battant l’équipe du Madagascar à un score final de 3 buts à 0.

A la fin des 120mn, c’est-à-dire les 90 minutes réglementaires et les 30 autres minutes de la prolongation, une défaite des éléphants a été pris pour un ouf de soulagement par beaucoup de mes compatriotes maliens de Bamako. Pourtant Bamako semble plus proche d’Abidjan que d’Alger. Mais non ! Basta la proximité.

Les maliens ont toujours eu une dent contre cette équipe qui les a empêché d’aller loin en cette CAN 2019. Si on remonte dans l’histoire cela a toujours été le cas à chaque fois que ces deux équipes se rencontrent pour la compétition. Donc cette petite « haine » de la part de certains maliens vient de cela.

Dans le quartier de Medina Coura dans le  district de Bamako, nous avons suivi des parties du dit Match entre éléphants et FENNEC. Sur près d’une vingtaine de téléspectateur, les supporters de la Cote d’ivoire ne dépassaient pas 4 personnes y compris moi. Et pratiquement c’était presque idem dans les familles voisines.

C’est le constat fait à Bamako durant le déroulement du match. A chaque fois qu’on entendait, en masse «  but !», il était sûr et certaine le but en question est soit en faveur de l’Algérie ou soit la balle a menacé le camp Ivoirien. En  effet on en a entendu plus de trois fois ce genre de cri, lord de cette rencontre de football : Quand l’Algérie a marqué son unique but, le penalty raté au cours du jeu, en plus des autres occasions ratées  ou marquées contre les éléphants.

Les causes sont ce manque de soutien de la part des maliens pour les éléphants ont diverses causes. Modibo Diarra explique que «Ce n’est pas seulement la Cote d’Ivoire, je déteste aussi les équipes du Sénégal. Je trouve que les ressortissants de ces deux pays font trop la gueule contre le Mali. Cela m’énerve.  Ils ne supportent pas nos joueurs voilà pourquoi je prie pour leur défaite à chaque fois qu’ils jouent et contre n’importe laquelle équipe».

La Tunisie, ma source de joie

Les aigles du Carthage donnent une bonne correction à l’équipe de Madagascar et se hissent en demie finale. Toujours dans la course de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2019, l’équipe de la Tunisie reste pour l’instant ma seule source de joie en cette phase finale après la défaite des éléphants.

En demie finale, des duels de choc pointent à l’horizon. Entre la Tunisie, le Sénégal, l’Algérie et le Nigéria. De toute façon, je soutiens les aigles. Ceux de la Tunisie et les super eagles du Nigéria. Au-delà, que le Sénégal gagne !


8e de finale : le Mali face à sa bête noire

Les éléphants de la Côte d’ivoire restent un très gros morceau pour les aigles du Mali. Si, comme le dit ma consœur Mariam Moussa Hari Maïga, « les vodoux du Bénin ont trouvé une solution à la chemise blanche d’Hervé Renard pour éliminer le Maroc », pourquoi nos kômô (fétiches) ne ferment-ils pas définitivement les yeux des ivoiriens ?

Pour les matchs de poule de cette Coupe d’Afrique des Nations 2019, Dieu a bien corrigé mon dessin. Car bien avant le début de la phase finale, je voyais déjà mes deux équipes de la poule E en huitièmes de finale. Mon Mali et ma Tunisie. Les deux jouent leur qualification aujourd’hui. Pour les fennecs, ce sera contre le Ghana. Mais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé que le Mali ferait face à sa bête noire, la Côte d’Ivoire.

Nos marabouts, féticheurs, charlatans, imams, prêtres et autres ont toujours prié pour le Mali contre la Côte d’Ivoire, quand il s’agit du football. Mais hélas ! Cela n’a jamais payé.

Au moment où le pays est en crise, nos vénérables se cherchent, et c’est à cette période que le seigneur nous réserve un match de la CAN Egypte 2019, encore, contre le pays de Serge Aurier, le capitaine des éléphants, qui n’a de cesse de nous mettre en larmes chaque fois que l’occasion se présente, et depuis belle lurette.

Hé Dieu ! Chance ou malchance ? Quelle échappatoire pour mon pays, « Ba Maliba » ?

A cause des désaccords au cœur de l’accord entre nos cœurs, ceux qui sont censés prier pour le pays sont en guerre. Il faut que Dieu nous réserve une issue pour cette CAN 2019. Depuis sa troisième place en 2013, le Mali n’a plus accédé aux phases finales de la CAN.

La peur au ventre

Après que le Mali ait écrasé les mourabitounes de la Mauritanie (4-1), j’ai été obligé de renouveler mon mariage en sympathisant avec mes beaux frères de Carthage, à travers le match nul 1-1 qui a prouvé l’égalité entre aigles du Mali et Tunisiens.

Bien que cela ne nous ait pas permis aussitôt la qualification en huitième de finale, le Mali gardait toujours la tête de la poule E avec 4 points, juste devant les aigles de Carthage.

Et « malheureusement » cette fois-ci, en battant l’Angola (1-0) lors de notre troisième match, instantanément, l’information tombe : les aigles du Mali face aux éléphants de la Côte d’ivoire !

Si certains joueurs sont vraiment décidés à « dja » (tuer) cette âme qui anime cette « bête noire » pour de bon, c’est la peur au ventre chez beaucoup de supporters maliens jusqu’au jour J, c’est-à-dire aujourd’hui, lundi 8 juillet 2019.

La force de gagner contre la Côte d’Ivoire

Après le coup de sifflet final de ce match Mali vs Côte d’Ivoire, je ne veux qu’une chose : la victoire, la victoire, encore la victoire et la victoire pour mon Mali.

« La plupart de nos kômô ont été abandonnés ou échangés contre les pacotilles occidentales ou chinoises, » a-t-on l’habitude de dire. Malheur ! Il faut que le peu qui reste se ressaisisse, pour que des gens comme Halima Ben Touré ferment leurs bouches et pour de bon. Que cette journaliste ivoirienne en terre malienne ne traite plus nos aigles d’« épouses des éléphants ».

Bref, c’est un constat d’échec pour nos vénérables et  leurs nombreuses prières. Dieu, à mon tour, en tant que petit journaliste et blogueur : j’interviens. Je pleure tout en vous demandant une victoire pour nos aigles. Rien que pour une fois. Afin de soulager un peu la population du Mali, qui a mal. A cause de cette crise que nous vivons depuis 2012. Pour la énième fois, Dieu donne nous la force de gagner contre la Côte d’Ivoire….. Amen !


K-My Danger chante pour la paix au Mali

Cette chanson de l’artiste K-My, parle du conflit inter-maliens, du nord au centre. Et le clip fut tourné sur le camp des déplacés de faladiè, à Bamako. Dans ce morceau il interpellé les autorités maliennes et demande la fin de la crise qui a provoqué beaucoup de morts et des déplacés à travers le pays et à l’étranger.

« Ne vois-tu pas que la guerre n’est pas bonne entre nous?
Seule la tranquillité nous arrange, on aime la paix.
Il y a na qui n’a pas là où dormir, c’est tout leur souci.
Comment est qu’ils feront ?
La guerre détruit le pays.
Aujourd’hui entre nous la guerre n’est pas bonne.
Ou sont passé certains papas ?
Ou sont passé certaines mamans ?
C’est par ce qu’ils sont Vu le conflit.
C’est le Satan qui nous à infiltrer;
Et aussi, entre nous la mésentente règne.
Ils nous ont tout faits.
J’en ai tout vue et entendue.
Il y a na qui sont souffrants, ils maquent de nourriture, Ils manquent d’eau.
Il faut qu’ont leurs viennent en aide !
Ou sont nos responsables ?
Ou sont nos responsables ?
Qu’ont leurs viennent en aide
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Qu’ont leurs viennent en aide
Qu’ont leurs viennent en aide
C’est le conflit qui n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que la guerre n’est pas bonne entre nous.
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé !
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
La guerre n’est pas bonne entre nous
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé !
Les autorités si vous ne vous levez pas et pensé à aux populations par rapport à certaines choses, certains sont gravement malade, la galère et les mauvaises pensées font le quotidien de certain.
Certains se couchent avec des soucis.
Ils pensent au prix du condiment du lendemain prix du condiment du lendemain
Beaucoup de choses se passent ici chez nous qui ne sont pas bonnes
Beaucoup de choses se passent

I yéé ! I yéé !

Tournage du clip Kèlè (Conflit) de K-My Danger, à Faladiè

Pas bon ! Pas bon !
Qu’on s’entend c’est mieux !
Qu’on s’entend c’est mieux ! La guerre ne paye pas.
Certains sont assis ils pensent, ils se soucis de leurs familles.
Pourtant ils sont tous en guerre ! La guerre détruit le pays
Qu’on s’entend c’est mieux
Le conflit interethnique tout cela ne paye pas
Ne vois-tu pas que certaine chose ne passe pas.
La guerre n’est pas bonne entre nous.
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé ! »


Au Mali, seulement 0,0013% de femmes en prison

Les femmes représentent environ 50,40% de la population malienne, selon les projections démographiques de la Direction nationale de la  population (DNP) 2018. Ce qui fait à peut prêt 9 786 721 femmes sur une population de près 19 418 097 de Maliens. Sur le nombre de femmes maliennes, 0,0013% seraient détenues dans la prison des femmes à Bolé. Ce sont approximativement 130 femmes qui sont incarcérées dans cette prison qui leur est dédiée. Du côté de leurs droits en milieu carcéral, même si des efforts ont été consentis, de nombreux défis restent encore à relever.

Une vue de « Bolé »  la seule prison pour Femme,  au Mali. Crédit photo : Lin Diallo

Vols qualifiés, meurtres, coups mortels, attentats aux institutions, escroquerie, trafics de stupéfiants, faux et usage de faux, sont entre autres, des actes qui peuvent faire en sorte qu’une personne se retrouve derrière les barreaux. Sans oublier, ce que nous pouvons considérer comme des cas d’erreurs judiciaires. Certaines s’y retrouvent, souvent, par erreur. Ce sont de vrais innocentes. Mais de toute façon, les détenues aussi ont des droits !

Tous les prisonniers, qu’ils soient femmes, enfants ou hommes, bénéficient tous de la protection du « droit international humanitaire » selon le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Cette institution humanitaire se bat, au quotidien, un peu partout à travers le monde. Elle défend la cause des détenus.

Le CICR pense que le traitement des détenues doit être conforme à ce que prévoit le droit. Il s’agit par là de « l’interdiction de la torture et autres traitements cruels ou dégradants, des conditions de détention dignes et des garanties judiciaires ».

L’Etat fait des « efforts » au Mali

Et les textes qui régissent tout cela ont été ratifiés par le Mali, à en croire à l’ancien ministre des droits de l’homme, Me Kadidia Sangaré Coulibaly, c’était lors de sa visite à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), en avril 2018. A la même occasion, elle avait promit de « corriger les insuffisances » constatées dans les prisons.

En fin décembre le problème récurent d’eau est résolu par la construction d’un château. Les cellules ont également été réhabilitées. En plus de l’aménagement d’un terrain de basket ball, il y a aussi eu des équipements. Tout cela a vu le jour grâce aux partenaires de l’Etat.

Mais depuis très longtemps le Centre de détention de Bolé, la seule prison du Mali, pour les femmes, filles et mineurs, est toujours confrontée à des difficultés. Précisément Bolé femmes, qui est un centre spécialisé, est divisé en deux quartiers : « Celui des femmes », qui sont environ une centaine et « celui des filles mineures », qui ne sont qu’une vingtaine.

Quant à Ibrahim Tounkara, directeur national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, l’Etat et ses partenaires ont fait des « efforts » pour garantir un avenir meilleur à ces dames.

« Violation des droits des détenues »

Pourtant, quelques obstructions persistent toujours : il s’agit bien de la prise en charge des enfants des détenues (une dizaine) ; le manque d’ambulance pour la mobilité des femmes en travail (accouchement) ; et l’absence d’un médecin, car « il n’y a que des infirmiers » à Bolé, affirme le directeur national. Mais « les détenues de Bolé femmes ne sont jamais dans les cellules, sauf pour dormir. Elles dorment chacune seule sur un matelas. Et, ce contrairement aux détenus de la MCA qui sont plus de 2000, dans une prison prévue normalement pour 400 prisonniers », a-t-il indiqué. Avant de mettre l’accent sur le défaut de suivi post-carcéral pour ces femmes, qui apprennent beaucoup de choses en prison, à travers leur Centre de formation professionnelle.

Le surpeuplement de la Maison centrale d’arrêt a été de tout dénoncé par la section syndicale des surveillants de prison du Mali. Me Malick Coulibaly, Président la Commission Nationale des Droits de l’Homme, a estimé que cela est assimilable à une « violation des droits des détenus », hommes cette fois.

Awa S. , ancienne détenue de Bolé, que nous avons rencontré à Bamako, n’a pas voulu témoigner sur les conditions de détentions dans cette institution pénitentiaire. Par ailleurs, il nous a été impossible d’avoir une autorisation, pour accéder aux femmes de la prison de Bolé, afin d’échanger avec quelques détenues par rapport à leur situation carcérale.


 « K-My Danger» : le favori caché du rap malien

Mady Koné à l’état civil, K-My Danger  est un jeune rappeur Bamakois, précisément  de quinzambougou. Il évolue dans le milieu du rap depuis 2008. De groupe en groupe sans succès, aujourd’hui avec la complicité de son producteur, l’ardent rappeur décide de prendre son destin en main. Son objectif est de pousser la barre plus haute que ses grands frères, tout en s’affichant dans les grands festivals du pays et d’ailleurs.

« De l’année 2005 à 2008 j’ai connu d’abord un groupe de Battle dance qui s’appelait à l’âge Lingamez. Au déclin de ce groupe j’ai vite épousé le Rap » nous à confier le jeune rappeur K-My, au cours d’une interview qu’il nous a accordé au quartier de Missira là où se trouve son studio d’enregistrement.

Accompagné de son producteur Mamadou Wattara dit Watt-C, cet artiste méconnu du grand public et pétrie de talant, nous a confié qu’il a été envouté d’abord par le style du groupe « Tata Paound », ensuite Master Soumy cela à travers l’émission génération 21 qui est diffusée tous les samedis sur l’Office de Radio Télévision du Mali (ORTM) depuis très longtemps.

« J’avais un cousin, Papou, il voulait coute que coute aller loin dans le rap, mais la mort la prématurément arracher à notre affection » Souligne , tout en montrant son engagement a bien relever ce défi en hommage à son cousin décédé.

L’abandon des bacs

Après avoir intégré le mouvement Hip-hop, inspiré par ses idoles, c’est exactement en 2009 que cet underground de la commune II du district de Bamako créât son tout 1er groupe de rap, ils étaient sous l’étiquette du « 4ème arrondissement ». Un nom donner par son binôme, Fousseyni Gadiaga alias Tom.

Même pas un an, Tom se casse pour la France, ainsi en 2010 le groupe « Esprit 60 » voit le jour. Ils étaient 5 sociétaires : Lyonbi, Bekenzy, Walker, Sinpi de Bgadadji et K-My lui-même.

« Mon plus grand défit est de m’afficher partout et de pouvoir participé aux plus grands festivals d’ici et d’ailleurs » nous a confié l’artiste K-My Danger, avant d’ajouter qu’il regrette amèrement d’avoir abandonné les bancs en 2010 après son 1er échec à l’examen du diplôme d’étude fondamentale (DEF).

« Ma réinscription au school ne tardera plus. » Conclus le jeune de 25 ans, un rappeur qui a enregistré des dizaines de chanson solo, de 2010 à 2017 sans avoir rien dévoilé.


Tché-tché, une option solide de sortie de crise pour le Mali

Après les 8 ans de pouvoir du père de l’indépendance, Modibo KEÏTA (1960-68), le Mali ne fait que régresser de jour en jour. A l’origine un coup d’Etat mal placé du lieutenant Moussa Traoré, qui ne nous a absolument servis à rien. Et aujourd’hui, on est fin 2018, au-delà de tout ce qu’on a comme richesse,  le président IBK nous signale que les caisses de l’Etat sont vides. Mon pays mérite t-il « la mort ou tché-tché ? »

« La refondation » c’est le mot juste pour le Mali, soulignait un jour Ousmane SY l’ancien ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Pour le plus vieux, jeune  blogueur du Mali : «  la question de la refondation de l’Etat est complexe et presque taboue. » voila pour quoi je place le contexte de la refondation, dans l’assiette de la mort, puisse qu’il s’agit d’une renaissance.

Le vieux, jeune blogueur poursuit ses argumentation, en ajoutant que cette situation doit d’abord interpeller toutes les composantes de la nation «et obliger à un examen approfondi des causes de la crise afin de se donner les moyens d’en sortir en comptant sur les capacités endogènes d’abord. »  En clair, après avoir prix notre destin en main, l’apport de nos différents partenaires ne doit venir qu’en appui de nos choix.

Après avoir pesé tous les arguments, je dirais que monsieur Ousmane Sy  a totalement  raison. Mais la mise en application de cette pensée n’est pas sans conséquence, car il n’empêche pas  « une révolution »,  pour beaucoup de nos compatriotes. Cela dit : mon pays mérite « la mort ! »

On a de l’argent

« Pour la 1ère fois le Mali organise l’élection présidentielle à ces frais et sans aide extérieur. » nous étions tous fiers !  Conséquences, quelques mois après IBK  déclare que son « pays, le Mali, connaît, actuellement, des problèmes de trésorerie » ce qui sous entend que le trésor public est déficitaire, des opérateurs sont obligés de payer les impôts en avance et la consommation du budget de l’année 2019 a commencé dès 2018. Ça craint !

Pourtant, on a de l’argent au Mali, ce n’est pas Soumana SAKO ou un Cheick Modibo Diarra qui nous dira le contraire. Pendant des moments plus pénibles ici au Mali, ils ont apporté la tune. Cette fois-ci qui a pu bien  mettre le bâton dans la roue du pays ? Ou bien c’est le vol orchestré qui a pris de l’ampleur jusqu’à ce qu’on oublie son propre pays au profit du petit intérêt personnel ?

On tend vers La mort, ou  tché-tché 

A ce rythme on ne le souhaite pas, les plus affamés, « les aigries », et ceux qui n’ont jamais gouté à la sauce risquent de se réveiller. Les rumeurs disent que  la refondation passera par une révolution sanguinaire. Et cette révolution qui s’annonce risque d’emporter les religieux tordus, qui sont là toujours à défendre la cause des malfrats. On en parle dans les rues de Bamako. Elle n’épargnera surement pas les politi-chiens  qui ne cherchent qu’a enfoncé le Mali, ci-pied sous terre.

Au Mali les rumeurs sont à prendre au sérieux, ces derniers éléments qui ne sont que des fracas pour l’instant  nous permettent de conclure que l’avenir du pays est sombre. C’est  La mort, sans doute, « mais avant tché-tché !»

 


J’aime bien ma sœur, malgré son handicap

Le handicape n’est forcement pas un vice. A travers Fanta Mady Diallo (Fifi) et d’autres personnes battantes en situation de désavantage physique ou mental, j’ai compris cela.

 Toute petite, Fifi Diallo tombe malade, on détecte chez elle la malaria (paludisme). Son papa, feu Boubacar, étant infirmier d’Etat voulant guérir sa fille chérie lui injecta une piqure. Involontairement il venait de détruire un de ses membres inférieur et à jamais. Mais cela n’a pas empêché Fifi de vivre pleinement sa vie.
Plus de 40 ans dans sa situation de personne handicapée, Fifi Diallo est aujourd’hui mère de2 filles et de 3 garçons. Des beaux enfants, tous intelligents comme elle et qui font la plupart sa fierté.
Elle est une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’avoir un père, une mère et des familles. Cela dans le vrai sens du terme !
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché de m’avoir comme son frère benjamin de lait.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’avoir un mari, avec qui l’amour est réciproque.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché de faire des études et être fonctionnaire de son état et par la voie du concours.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’être un pilier de sa famille.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’aimer et d’être aimer en retour par les membres de sa famille.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’être au service de ses enfants comme toutes personnes normales : Les déposer à l’école pour les récupérer par la suite Pendant leurs cursus scolaire et bien  d’autres services propre à une mère envers ses mûmes.
Les personnes handicapées ont aussi des droits
« C’est quant les droits ne sont pas respecté qu’un Handicap devient une charge » ces mots sont de Mme Sinaba Fatoumata Camara. Une personne qui passe la majeure partie de son temps à faire des recherches sur la vie de cette couche sociale généralement intelligente mais parfois marginalisé ou ignoré dans nos sociétés.
Une personne en situation de Handicape rejeter par la société, je condamne sa famille d’abord comme 1er responsable. Par ce que, je n’ai jamais rejeté ma sœur Fifi que par ce qu’elle est ce qu’elle est.
Si l’éducation est un droit pour les enfants, ce qu’elle l’est aussi pour les enfants Handicapé. Après avoir regardé ma sœur Fifi de prêt et en tournant mon regarde de loin sur ceux là qui mendient au bord de la route, je dirai tout simplement que c’est la société qui rend une personne Handicapée.

Les personnes Handicapée ont aussi des droits, ils méritent l’amour. Les comprendre déjà, c’est les aimer. J’aime bien Fifi ! Elle restera ma sœur supérieur pour toujours !
Un message de DIEU
Ce billet intervient dans le cadre du mois d’octobre, un mois dédié à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion au Mali. Ces mots sont exposés sur ma terrasse, pour que les uns et les autres sachent que Dieu ne regarde pas notre aspect, mais il regarde plutôt ce que renferme notre cœur et ce que nous accomplissons, chacun.