CAN Egypte 2019 : Bamako fête l’élimination de la Côte d’Ivoire

Après avoir éliminé les Aigles du Mali lord de la 8ème de finale, les Eléphants de la Cote d’Ivoire tombent en quart de finale devant les FENNEC d’Algérie. Une défaite célébrée, dans certains quartiers de Bamako. 1-1 après les temps réglementaires, l’Algérie s’impose au tir au but (4-3) et se qualifie en demi-finales de cette CAN Egypte 2019. Personnellement touché par cette défaite de la C.I,  à son tour, ma Tunisie me donne la joie comme toujours, en battant l’équipe du Madagascar à un score final de 3 buts à 0.

A la fin des 120mn, c’est-à-dire les 90 minutes réglementaires et les 30 autres minutes de la prolongation, une défaite des éléphants a été pris pour un ouf de soulagement par beaucoup de mes compatriotes maliens de Bamako. Pourtant Bamako semble plus proche d’Abidjan que d’Alger. Mais non ! Basta la proximité.

Les maliens ont toujours eu une dent contre cette équipe qui les a empêché d’aller loin en cette CAN 2019. Si on remonte dans l’histoire cela a toujours été le cas à chaque fois que ces deux équipes se rencontrent pour la compétition. Donc cette petite « haine » de la part de certains maliens vient de cela.

Dans le quartier de Medina Coura dans le  district de Bamako, nous avons suivi des parties du dit Match entre éléphants et FENNEC. Sur près d’une vingtaine de téléspectateur, les supporters de la Cote d’ivoire ne dépassaient pas 4 personnes y compris moi. Et pratiquement c’était presque idem dans les familles voisines.

C’est le constat fait à Bamako durant le déroulement du match. A chaque fois qu’on entendait, en masse «  but !», il était sûr et certaine le but en question est soit en faveur de l’Algérie ou soit la balle a menacé le camp Ivoirien. En  effet on en a entendu plus de trois fois ce genre de cri, lord de cette rencontre de football : Quand l’Algérie a marqué son unique but, le penalty raté au cours du jeu, en plus des autres occasions ratées  ou marquées contre les éléphants.

Les causes sont ce manque de soutien de la part des maliens pour les éléphants ont diverses causes. Modibo Diarra explique que «Ce n’est pas seulement la Cote d’Ivoire, je déteste aussi les équipes du Sénégal. Je trouve que les ressortissants de ces deux pays font trop la gueule contre le Mali. Cela m’énerve.  Ils ne supportent pas nos joueurs voilà pourquoi je prie pour leur défaite à chaque fois qu’ils jouent et contre n’importe laquelle équipe».

La Tunisie, ma source de joie

Les aigles du Carthage donnent une bonne correction à l’équipe de Madagascar et se hissent en demie finale. Toujours dans la course de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2019, l’équipe de la Tunisie reste pour l’instant ma seule source de joie en cette phase finale après la défaite des éléphants.

En demie finale, des duels de choc pointent à l’horizon. Entre la Tunisie, le Sénégal, l’Algérie et le Nigéria. De toute façon, je soutiens les aigles. Ceux de la Tunisie et les super eagles du Nigéria. Au-delà, que le Sénégal gagne !

8e de finale : le Mali face à sa bête noire

Les éléphants de la Côte d’ivoire restent un très gros morceau pour les aigles du Mali. Si, comme le dit ma consœur Mariam Moussa Hari Maïga, « les vodoux du Bénin ont trouvé une solution à la chemise blanche d’Hervé Renard pour éliminer le Maroc », pourquoi nos kômô (fétiches) ne ferment-ils pas définitivement les yeux des ivoiriens ?

Pour les matchs de poule de cette Coupe d’Afrique des Nations 2019, Dieu a bien corrigé mon dessin. Car bien avant le début de la phase finale, je voyais déjà mes deux équipes de la poule E en huitièmes de finale. Mon Mali et ma Tunisie. Les deux jouent leur qualification aujourd’hui. Pour les fennecs, ce sera contre le Ghana. Mais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé que le Mali ferait face à sa bête noire, la Côte d’Ivoire.

Nos marabouts, féticheurs, charlatans, imams, prêtres et autres ont toujours prié pour le Mali contre la Côte d’Ivoire, quand il s’agit du football. Mais hélas ! Cela n’a jamais payé.

Au moment où le pays est en crise, nos vénérables se cherchent, et c’est à cette période que le seigneur nous réserve un match de la CAN Egypte 2019, encore, contre le pays de Serge Aurier, le capitaine des éléphants, qui n’a de cesse de nous mettre en larmes chaque fois que l’occasion se présente, et depuis belle lurette.

Hé Dieu ! Chance ou malchance ? Quelle échappatoire pour mon pays, « Ba Maliba » ?

A cause des désaccords au cœur de l’accord entre nos cœurs, ceux qui sont censés prier pour le pays sont en guerre. Il faut que Dieu nous réserve une issue pour cette CAN 2019. Depuis sa troisième place en 2013, le Mali n’a plus accédé aux phases finales de la CAN.

La peur au ventre

Après que le Mali ait écrasé les mourabitounes de la Mauritanie (4-1), j’ai été obligé de renouveler mon mariage en sympathisant avec mes beaux frères de Carthage, à travers le match nul 1-1 qui a prouvé l’égalité entre aigles du Mali et Tunisiens.

Bien que cela ne nous ait pas permis aussitôt la qualification en huitième de finale, le Mali gardait toujours la tête de la poule E avec 4 points, juste devant les aigles de Carthage.

Et « malheureusement » cette fois-ci, en battant l’Angola (1-0) lors de notre troisième match, instantanément, l’information tombe : les aigles du Mali face aux éléphants de la Côte d’ivoire !

Si certains joueurs sont vraiment décidés à « dja » (tuer) cette âme qui anime cette « bête noire » pour de bon, c’est la peur au ventre chez beaucoup de supporters maliens jusqu’au jour J, c’est-à-dire aujourd’hui, lundi 8 juillet 2019.

La force de gagner contre la Côte d’Ivoire

Après le coup de sifflet final de ce match Mali vs Côte d’Ivoire, je ne veux qu’une chose : la victoire, la victoire, encore la victoire et la victoire pour mon Mali.

« La plupart de nos kômô ont été abandonnés ou échangés contre les pacotilles occidentales ou chinoises, » a-t-on l’habitude de dire. Malheur ! Il faut que le peu qui reste se ressaisisse, pour que des gens comme Halima Ben Touré ferment leurs bouches et pour de bon. Que cette journaliste ivoirienne en terre malienne ne traite plus nos aigles d’« épouses des éléphants ».

Bref, c’est un constat d’échec pour nos vénérables et  leurs nombreuses prières. Dieu, à mon tour, en tant que petit journaliste et blogueur : j’interviens. Je pleure tout en vous demandant une victoire pour nos aigles. Rien que pour une fois. Afin de soulager un peu la population du Mali, qui a mal. A cause de cette crise que nous vivons depuis 2012. Pour la énième fois, Dieu donne nous la force de gagner contre la Côte d’Ivoire….. Amen !