Pour une sortie de crise : et si Gao devenait la capitale politique du Mali ?

De l’indépendance (1960)  à nos jours, ce problème du nord Mali persiste. Après la chute de Kadhafi, le conflit inter-maliens a pris une autre dimension, suivi d’un coup d’Etat et de la fuite du président ATT au Sénégal. Les djhadistes, terroristes, bandits armés ou je ne sais quoi, ont eu comme argument : le gouvernement a délaissé le Nord Mali. Pour une sortie de crise, et si Gao devenait la capitale politique du Mali ?

La 7ème région, Gao, comme 2ème capitale du Mali (capitale politique), permettrait une déconcentration. Depuis fort longtemps, les populations du nord Mali (Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Taoudéni), ne demandent que des investissements sur leurs territoires, de la création d’emplois et la sécurisation des différents zones.

En réalité ils n’ont pas tort ; du Général Moussa Traoré à IBK : ils ont tous eu leurs rebellions. Ils viennent en général comme leaders, responsables, des gens qu’ils prétendent représenter (les nordistes). Le gouvernement leur file des mangeailles, et qu’est ce qu’ils font par la suite ?  Acheter des belles villas, dans les quartiers chics de Bamako, fêter jusqu’à en finir et en redemander encore, ainsi de suite.

L’argent destiné au développement du Nord est tout le temps détourné par quelques individus. Avec la complicité de nos gouvernants, ces sous sont toujours dilapidés au sud, tandis que l’insécurité règne dans l’Adrar des Iforas, dans la cité des Askia et aussi bien que dans la ville des 333 saints.

Un IBK à Gao avec tous ses ministres et administrations, réduirait sans nul doute ces conflits inter-maliens.

  • Comme cela, ils ne joueront plus avec leur propre sécurité.
  •  Personne ne dira plus que le gouvernement s’en fout du Nord.
  • Bamako sera complètement allégé, et il n’y aura plus d’embouteillage à Sebenikoro.
  • Le développement de Gao fera certainement celui du Nord en particulier et de tout le Mali en général
  • Et sans doute les touristes reviendront, à Tombouctou, au pays Dogon, etc.

A défaut de tout cela, pourquoi ne pas diviser le Mali, comme se fut le cas au Soudan ? Il suffit seulement d’organiser un référendum et le peuple en décidera.

La démission du président IBK est une autre solution, sinon la présence de la MINUSMA peut empêcher peut être un coup d’Etat, mais pas un soulèvement populaire…

 

 

Mali : un autre coup d’Etat nous guette t-il ?

IBK, attention ! Si non, le Mali risque un autre coup d’Etat  à la manière Sanogo contre ATT. En 2012 des militaires ont été égorgés à Aguelhok  comme à Nampala ce 19 juillet 2016. Aussi  le problème du 3ème pont résonnait à Kayes, tout comme celui du 2ème pont de la même 1ère région, qui se passe maintenant. On attend seulement une marche des femmes,  pour que l’histoire se répète.

«Où sont nos 200 000 emplois ? »  C’est la question que se pose le collectif d’associations bi-ton. ces jeunes ont pris deux semaines pour mobiliser la plupart des chômeurs maliens sur les réseaux sociaux.  A la dernière minute leur rassemblement qui était prévu pour ce samedi 23 juillet 2016, dans le stade Mamadou Konaté de tomikorobougou s’est vu finalement reporté à une date ultérieure. Pourquoi ? « Un décret d’annulation de la marie et le gouvernorat est tombé hier soir » nous on t-ils répondu les organisateurs, très froissés…

Prévu pour 16 h, l’événement de Bi-ton n’a plus eu lieu, mais par contre: «le lancement officiel du forum de réflexion sur la recherche de voies et moyens pour l’emploi des jeunes » a bien et belle eu lieu au palais des sports de hamdalaye ACI 2000.

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Le ministre de la jeunesse et de l’emploi, le président du conseil national de la jeunesse(CNJ), et des chefs religieux ont pris part à cet événement. La Commission qui a organisé ces activités était présidée par Mohamed Macki Bah, le même président de l’Union des jeunes Musulmans du Mali (UJMA).

Pour certains membres de Bi-ton, le gouvernement a provoqué ce truc à la dernière minute pour saboter leur meeting. Après les massacres de Nampala et l’annonce des 3 jours de deuil national, Bi-ton avait vite provoqué une réunion d’urgence le jeudi 21 juillet à la maison des jeunes de Bamako. Résultat : malgré tout le Rendez vous restera toujours à 16 h dans le même stade. Pour n’est pas «décevoir» ou perdre «crédibilité » au prêt de leur base. Mais les autorités en n’ont décidé autrement.

La présence de la MINUSMA peut empêcher peut être un coup d’Etats, mais pas un soulèvement populaire…

 La cité administrative : Un conseiller technique pisse dans son pantalon

Des beaux immeubles, sans sanitaires ! 6 toilettes par bâtiment, le plus souvent bouchés (par des cacas), avec des odeurs nauséabondes. M. G, est un conseillé technique du ministère de la promotion des femmes et de l’enfant,  avec l’envi de faire pipi, il a tourné au 1er et 2ème niveau pas moyen en voulant descendre le bon homme a lâché dans son froc. Continuer la lecture

Weei Soldat : un jeune rappeur qui ne cesse de monter en grade !

 

La nuit du samedi 16 juillet au dimanche matin, 17 juillet 2016, Dounankè Coulibaly alias Weei Soldat et son clan Morocco Gang ont mis le show au Stade Modibo Keita de Bamako. Environ 10000 fans ont répondu présent.

Après avoir remplir les deux salles de basket-ball (Medina koura et ACI2000),  le palais de la culture et le stade Mamadou Konaté, Weei Soldat est la toute 1ère personne de sa génération à avoir osé prendre le stade Modibo Keita de Bamako. Le jeune qui ne cesse de monter en grade, a remplit le stade a moitié. Selon l’animateur du jour, Mohamed ché, « tous les tickets ont été vendus. »

«Weei est un enfant béni» c’est la déclaration faite par sa mère accompagnée de son cher époux, c’est-à-dire le papa de l’artiste. Ses deux parents  n’ont rien fait pour rater ce grand jour, pour leur fils. Le papa tenait la main d’une fillette, certainement la petite sœur à la starlette qui n’a que 19 ans.

Tunisie : Guéra-guéra, une appellation qui fâche certains subsahariens

Etudiants Maliens de Tunis

 Guéra-guéra, un mot très facile à prononcer pour les enfants et jeunes de Tunis, surtout ceux des bas quartiers, à l’égard des Africains subsahariens. Selon certains témoignages, ce mot existe depuis des années dans ce petit pays de la Tunisie. Quelles sont ses origines ?

« Guéra-guéra n’est pas un mot raciste. Ce mot fait allusion au nombreux ‘‘gué’’ de la langue des premiers Africains venus ici à Tunis », nous a confié Walid Moustapha, un chauffeur de Taxi du grand Tunis. Selon Walide ses premiers subsahariens devaient être des Sénégalais, même s’il nous suggère de vérifier si l’emploi des « gué » est fréquent dans la langue wolof…

Mais ce terme est aussi employé même pour des tunisiens noirs, bizarre non ?

Quant à Moctar Ba, jeune étudiant malien et notre compagnon de taxi, ce terme est un exemple frappant du « chokobi » au Mali, qui se dit des Français ou de tous ceux qui parlent comme eux…

Que veut dire Guéra-guéra ? N’importe qui pourra faire le tour d’Ifriqiya, l’actuel Tunisie, avec cette question. Rares sont les gens qui pourront donner une réponse, à plus forte raison vous convaincre du vrai sens ou de la vraie origine.

Avant Walid, voici quelques réponses qu’on a souvent rencontré par rapport à Guéra-guéra dans ce pays : « ça ne veut rien dire », « c’est des mots racistes », « n’écoutez pas des gens qui vous disent cela », « c’est des personnes qui n’ont rien dans leur tête », « Je ne connais pas ce mot » ou encore « jamais entendu »….

« Kalouche », et « kahla » qui signifient tout simplement noir en Arabe, sont des termes qui fâchent des Africains subsahariens jusqu’à ce que certains perdent totalement leur contrôle.

« On m’a traité de Singe ! » ce qui est faux, ou bien « On nous à traité de Noir ! » alors qu’ils sont en réalité Noirs.

Pour Moez, un commerçant dans le souk de Zarkoun (Tunis) : « On a souvent des problèmes de qualification pour vous, on ne peut pas dire les Noirs ni les Africains, alors comment doit on vous appeler ? »

« En Algérie, on nous appelle souvent ‘’Babaye’’. On a aucune idée de ce que ça signifie, mais ce qui est sur, c’est que c’est prononcé surtout pour blesser les Noirs », telle est la conviction de Boubacar Coulibaly, un ex-étudiant malien de l’Algérie résident au Mali actuellement.

Selon des témoignages de certains de nos compatriotes étudiants au Maroc, « Asia » est le correspondant en quelque sorte de Guéra-guéra et de « Babaye », dans le Royaume chérifien…

Insécurité à Gao : à qui profite le désordre dans la 7ème région ?

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Depuis juin 2016, après la mort d’un haut gradé de l’armée malienne, nos militaires ont souvent la peur au ventre, ou tout simplement ils ne veulent plus mourir pour rien! Sur la route de Gao, entre Hombori et Gossi (85 km), les transporteurs et les passagers font toutes les prières du monde pour échapper aux bandits armés, qui n’hésitent pas à tuer ou piller.
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Les étudiants maliens représentent la plus forte communauté étrangère en Tunisie

« Avec près de 4 000 étudiants et stagiaires, le Mali représente la plus forte communauté étrangère en Tunisie ». Cette déclaration est de Dramane dit Boutia Konaté (Pablo), président de l’Association des Etudiants et Stagiaires Maliens en Tunisie (AMEST 2016). Pour M. Konaté, rien n’est plus comme avant dans ce pays, où « tout est devenu cher ».
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Doniblog organise son 2ème camp

Après avoir réussi l’organisation de son 1er Camp, Doniblog, une association de mondoblogueurs maliens, a organisé le lundi 6 juin 2016, son deuxième Camp, dans le publinet du lycée Kankou Moussa de Bamako. Cette formation, dirigée par Mohamed Sidibé alias Ivo dicarlo, Abdoulaye Guindo et Emma Klein, avait pour objectif d’initier des jeunes dans le bloging, journalisme citoyen et dans le web activisme.

Selon la page Facebook de l’association, « Doniblog est une communauté de blogueurs et d’activistes maliens désireux de rendre le bloging et l’utilisation des réseaux sociaux accessibles au Mali. » d’où l’organisation des séries de formations, d’échanges et de partage d’idées chaque mois.

Initialement prévu pour 3 heures, finalement ce sont 4 heures de temps qui ont permis, aux professionnels du web de partager et de développer leur savoir-faire, avec les futurs blogueurs maliens, au lycée Kankou Moussa de Bamako. Abdoulaye Guindo, président de cette communauté et promoteur du blog toguna.mondoblogue.org, a débuté l’atelier, en expliquant au jeune qu’est-ce que c’est qu’un blog et le bloging ?

Juste après c’est Emma qui a partagé ses expériences, par rapport au journalisme citoyen et au web activisme. Pour boucler la boucle, Ivo Dicarlo a montré son savoir faire tout en expliquant les bonnes techniques : Comment créer un blog sur wordpress, comment habiller son blog, comment mettre une photo à la une, comment référencer ses articles (billet)…..

Il est à souligner que les coupures d’électricité et le faible débit de la connexion internet ont fait que le Camp II de doniblog s’est terminé à 13 heures au lieu de midi. Vivement le camp III prévu après le ramadan….

«DROIT DES MEDIAS» : UN LIVRE QUI PRECONISE, LA CREDIBILITE DES HOMMES DE MEDIAS!

Le mardi 31 mai 2016 entre 14h et 16h, l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique au Mali a, accueillit des journalistes maliens de Bamako, au tour d’un livre dénommé  le «droit des medias», écrit par Jane Kirtley (Une juriste, journaliste) des Etats unis. C’était en présence de  Andrew Lee, le Directeur des affaires publiques de l’ambassade. «Sois le premier, mais sois fiable» voila un mot du livre qui a attiré l’attention des participants. Continuer la lecture

Quel avenir pour le journalisme au Mali ?

Dans la déontologie journalistique, il est clair que le journaliste ne doit jamais accepter de dessous de table, quels qu’ils soient, de ses interlocuteurs ou des personnes concernées par ses articles. Il a le devoir de s’assurer que ses articles sont emprunts de la plus extrême rigueur ; car « un manque de précision peut tromper ou induire en erreur le lecteur, avec pour conséquence,  de porter tort à des personnes impliquées dans  son article. » Contrairement a la déontologie journalistique, ce qui ce passe au Mali, c’est ici et nulle par ailleurs. Continuer la lecture