RENOUVEAU AFRICAINE : «UNE REVOLUTION» DE LA JEUNESSE SERAIT UNE NECESSITE !

                                               

La  jeunesse  représente  70 %  de la population africaine, pour certains, elle a juste besoin de s’unir, de multiplier les rencontres, les débats tous le temps, aux niveaux scolaire, universitaire et dans toutes les langues. Pour beaucoup de panafricains, une révolution continentale serait nécessaire.  A fin de lutter avec force contre l’impérialisme, le colonialisme, la mauvaise gouvernance et surtout contre  le Francs CFA, mais pour l’industrialisation du plus vieux continent.

« Le coton est un secteur qui pourra véritablement influer sur le chômage des jeunes africains, en plus de l’entreprenariat des jeunes. » C’est en tout cas la conviction d’Abdel Rahman Sy, président de l’association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC). Il estime que L’Afrique appartient aux Africains et que personne ne viendra faire l’Afrique à la place des Africains. Voilà qui justifie l’initiation en 2016 du festival panafricain de la cotonnade (FEPAC). Le but : impulser une nouvelle dynamique au secteur surtout quand sait seulement 2% du coton produit au Mali sont transformés chez nous. L’atteinte du taux de transformation locale de 20%, selon les économistes, sera d’un apport précieux dans l’atténuation du taux de chômage. Ce qui pourrait être profitable à d’autres secteurs de l’économie.  Le développement durable est, alors, un objectif qui, poursuit M. Sy,  repose sur entrepreneuriat des jeunes et la création des usines par les pouvoirs publics.

Dans un débat télévisé sur une chaine panafricaine, le jeune Docteur Alioune DIONE, écrivain et spécialiste  en Développement a développé des théories : « Il faudrait commencer par changer le modèle de gouvernance politique. Et pour changer le modèle de gouvernance il faut d’abord éduquer les hommes politiques par ce qu’il y’a l’action de Gouverner. Il y’ a aussi l’action d’administrer ». Cet intellectuel de nationalité sénégalaise, soucieux du développement africain, pense que la politique africaine en matière de développement est très sectorielle.  Comme solution, Docteur DIONE  propose la prise en compte de toutes les sensibilités et de toutes les compétences servant de point d’appui à nos politiques publiques. Il précise que l’application de cette théorie permettra, sans doute,  à cette brigade de la jeunesse de jouer toute sa partition au renouveau de Maman Africa, puisse que c’est elle la générale.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Depuis des années, la Faculté des Sciences Juridiques et la Faculté des Sciences Economiques et de gestion et autres structures universitaires publiques ne  forment que des chômeurs.  Il est temps de mettre un terme à cela en adaptant  les Diplômes de fin d’études au marché de l’emploi. Cette proposition s’inscrit dans la vision du Docteur Oumar Mariko, député à l’Assemblée Nationale. L’opposant historique qui a toujours a  montré sa position quant à l’emploi des jeunes et le développement de l’Afrique. Malheureusement ses avis sont généralement peu partagés car les occidentaux (Les mains qui donnent et les mains qui tue).

Pour changer la donne une révolution populaire serait peut être une solution de la part des jeunes. Pour ensuite partir sur la base du fédéralisme, Comme le disent certains, l’union fait la force. Pour des actions du genre l’Afrique n’a pas besoin d’une révolte, mais plutôt d’une révolution qui prendra en compte notre histoire et les règles sociétales.

En prenant l’exemple sur l’Europe, la France ne cesse pas de mettre sous ses pesanteurs, différentes de celles de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Russie et bien d’autres. Ces pays ont tous chacun un système qui leur permet de gérer leurs différents Etats et les dirigeants de ces pays ont compris tout comme le Rwanda, l’Algérie etc. qu’il n’ya pas de hasard mais plutôt des intérêts nationaux

L’UNION FAIT LA FORCE

«La jeunesse malienne est condamnée à obliger certains  leadeurs politiques comme  Zoumana Sako, Amineta Dramane Traoré,Oumar Mariko, Moussa Mara, Yeha Samaké  pour avoir des visions et une politique commune pour le pays.» a affirmé  Youssouf Haïdara un jeune activiste. Si l’on en croit à M. Haïdara la plupart des partis politiques maliens sont basés sur les jeunes. Donc ils peuvent forcement avoir un droit de veto un peu partout selon lui. Sa 2ème hypothèse est la nouvelle génération «choisi parmi elle comme on a fait avec IBK une nouvelle tête, un nouveau leader qui pourra relever les défis». « La réussite d’une telle initiative pourra impacter sur toute l’Afrique» a-t-il conclu.

« Comment la jeunesse Africaine peut elle participer au renouveau ? » Une question très simple, à travers laquelle on pourra avoir plusieurs réponses simples. Mais dans la pratique, la jeunesse a un rôle incontournable et nous sommes obligés de nous sacrifier comme l’a fait le Mali sous Modibo Keïta, (le 1er juillet 1962) ou encore  l’Algérie (le 1er avril  1964), à la veille des indépendances. Et comme l’envisage le Rwanda une fois de plus et d’autres Etats africains d’ici à 2020  et.

QUITTE LA ZONE FRANC ! 

L’Algérie et le Mali ont quitté la zone Franc du colonisateur. C’était une manière d’affirmer leur souveraineté monétaire nationale. Et l’histoire nous a donné raison. Entre 1962 et 1967 notre Pays avait tout, mais dès qu’on a perdu la monnaie locale nous avons tout perdu aussitôt contrairement à l’Algérie qui continue de résister. Elle est actuellement l’un des pays pour ne pas dire le seul Etat Africain non endetté.

Le Francs CFA : à la base c’était le franc pour la Colonie Française de l’Afrique. Après nos indépendances formelles le nom de la monnaie est devenue la  communauté française d’Afrique. Un changement de Nom qui n’influe ni sur le fonds ni sur le contenu encore moins sur la forme.  Le  franc CFA reste le franc CFA, et c’est le trésor Français qui gère nos bourses depuis toujours.

« Le Franc CFA est une Source de revenu inestimable pour une France qui tient aujourd’hui ses richesses du continent Africain. Et c’est pourquoi qu’on lance un appel : à toutes les personnes qui théorisent et qui pensent l’émergence africaine au quotidien dans la sphère francophone. On leur demande de comparer le développement des pays anglophones et même lusophones et le développement des pays francophones qui est à la traine. On ne peut pas être libre aujourd’hui ou on avance, à partir du moment où notre monnaie est nivelée vers le bas, et dirigée par des gens, qui n’aiment  pas les intérêts des africains. Et nous souhaitons que dans les temps à venir que nos dirigeants de cette sphère francophone aient une vision économique claire, nette et précise. Et comprennent que le stricte minimum déjà est de se battre sa propre monnaie si on veut être capable de s’en sortir» a souligné Kemi Seba un panafricain résident actuellement au Tchad,  lors d’une émission de télé réalité «grand Rendez vous»  sur une chaine africaine.

Dans le même état d’esprit, la France a des représentants dans 3 Banques centrales Africaines à savoir : La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), La Banque Centrale des Comores (BCC).

« Il nous faut des états généraux, pour sortir de cette impasse» martèle Oumar Koné, un activiste malien. A travers un micro trottoir dans la ville de Bamako, sur 20 jeunes dont les âges varie entre 18 et 47 ans 5 seulement sont optimistes que la jeunesse Africaine pourra impacté sur le développement du continent. Très grave ! Certains pensent qu’il nous faut des repères et des formations de base solide.

 

Kalafili2018 : Un sondage en ligne pour inciter la population à un vote massif

Pour montrer leur bonne volonté,  une participation citoyenne aux élections générales de 2018, des jeunes maliens ont initiés un site web de sondage. A travers cette plateforme dénommée www.kalafili2018.com , tous les maliens ont la possibilité de voter pour leur candidat préféré une fois par semaine jusqu’au 29 juillet prochain.

Le samedi 30 juin passé, le site a été officiellement lancé à la maison de la presse de Bamako, vers 16 heures. C’était en présence de  quelques représentants de candidats ou de partis politiques à l’élection  présidentielle.

«Dans une démocratie, les élections restent un devoir civique,  le moyen le plus noble pour porter une personne à la tête d’un peuple ou d’une communauté.» C’est en ce terme que Mohamed Bagayogo, porteur du projet kalafili2018 fait la promotion de son produit conçus avec la complicité d’autres jeunes maliens. «C’est des statistiques basées sur la tranche d’âge, la région et le genre.» Ajoute le jeune Bagayogo.

Voter,  un acte primordial et incontournable  pour une population afin de designer  une personnalité en qui elle a confiance, et sur qui elle peut compter pour relever les nombreux défit de développement au plaisir des citoyens. Kalafili 2018 est un site web de sondage allant dans ce sens, car pour les initiateurs, l’objectif reste l’incitation des maliens ou qu’ils soient au vote.

Les candidats et leurs projets

A la veille de cette élection de juillet  2018, nous constatons près d’une vingtaine de candidats, don leurs candidatures ont déjà été validées, par la cours constitutionnelle.  Dans ce cafouillage,  il se trouve que les maliens n’ont pas connaissance de tous les candidats potentiels. Comme pour remédier  à ce problème, www.kalafili2018.com  intervient toujours.

D’autant plus que c’est aussi une plateforme sur internet qui présente les candidats, et leurs projets de société en ligne. Ce sondage  permet à chaque citoyen, sur la toile, de voter une fois par semaine pour son candidat,  cela jusqu’au 29 juillet, c’est-à-dire    le 1er tour  de l’élection présidentiel. Cette stimulation permettra aux uns et aux autres de se faire une petite idée du vainqueur (sur internet.)

Je vote

La même chose continuera au 2ème tour si tout va bien. Et pour voter c’est simple, « Sur la une, la 1ère  page, du site, d’abord les internautes apercevront : je vote en gros caractère. En cliquant sur cela les instructions s’en suivent.

Peut être un formulaire à remplir avec des questions basées sur la tranche d’âge, le sexe et la localité de résidence. Ou la liste des candidats apparait directement pour le choix. Ainsi en cliquant sur un préféré puis je vote d’en bas, le choix est aussitôt validé.

 

Le Mali ébullition : Un mal qui quitte du Nord au Centre !

                        Les déplacés de Koro à Bamako (Studio Tamani)

Depuis mars 2018, les assassinats cruels et des cris de douleurs nous parviennent du centre de mon  Mali. Dans la région de Mopti, Précisément dans le cercle de Koro. Moi (peul), jais toujours collaboré avec moi (Dogon). Comme on le dit très souvent chaque peuls a son dogon et chaque dogon a son peuls. Mais d’où nous viens ce problème ? Pour quoi l’absence de nos autorités ? Et à qui profite cette boucherie qui ne dit toujours pas son nom ?

Les problèmes fonciers seraient la source de ce malentendu « ethnique » selon plusieurs sources locales. D’après certains témoignages ce conflit armé aurait été signalé depuis 2010 sous le silence des présidents et gouvernement de la république qui se sont succédé depuis. Un député dit avoir personnellement appelé un ministre du gouvernement actuel du président IBK (Ibrahim Boubacar KEITA) pour lui mettre au courent de la récente boucherie, une semaine avant que ça ne déclenchait. Mais hélas !

Quant les affrontements ont commencés entre ces deux ethnies, Vers le 9 mars passé. Aussitôt le ministre de la sécurité et celui de la réconciliation ont vite organisé une rencontre ensemble à Bamako. Précisément dans la maison des ainés, le mardi 13 mars, où  presque tous les protagonistes de la capitale s’y sont retrouvés.

Au cours de cette rencontre d’apaisement et d’issue de secours, un élus locale de la 5ème région à demander la parole l’émotion et les larmes aux yeux les à empêchés d’aller au fond de ses pensés. Mais ce honorable peul à pu quand même confié à la salle qu’il a passer presque toutes ses études primaires dans une famille Dogon. Comme pour souligné que famille Dogon égale et vis-versa !

En plus de cette rencontre, une mission a vite été déléguée par le ministère malien de la réconciliation à Koro. L’un de nos confère Issouf Koné (ISBIL) à pris part à la dite mission. En même temps le 1er ministre soumeylou Boubeye Maiga passait avec une forte délégation. Mais malgré tout cela, la question des déplacés de koro vers Bamako, Burkina et ailleurs bien  est réel.

 D’où nous viennent ces présumés tueurs des « donso », chasseurs ?  Pourquoi nous divisé, nous jonglé avec des mots ? A qui profité ces crimes ? Pourtant il continue en dent de si et il n’arrête pas de reculer pour mieux sauter depuis un certain temps.  Sous les regardes impuissants de nos dirigeants. Je dirai que cette polémique a besoin d’une vraie décision politique.

Mais à défaut, si le cousinage à plaisanterie ou « sinakunya » résoud vraiment nos différences et bien il est vraiment temps qu’il face effet au grand plaisir des innocents qui sont pris au piège, dans ce conflit intercommunautaire.

Bientôt les festivals de la bière traditionnelle «Dôlô» et du wo wa wo!

Depuis un certain temps au Mali, les promoteurs de festivals se multiplient de jours en jours. Du coup on assiste à toutes sortes de festivals. Tellement nombreux  et identiques que souvent la différence n’est  qu’une petite touche, seulement à l’appellation. Voilà pourquoi ils n’arrêtent pas de s’attaquer à la justice. Par ce que tel personne a piqué l’initiative de telle personne. Et je vous préviens: Surtout ne touchez pas à mes festivals qui pointent à l’horizon: celui de la bière traditionnelle, «dôlô»  et du wo wa wo 
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Immigration clandestine : risquer sa vie à tout prix!

Bord d’une plage en Algérie

Le 26 janvier 2014, Cheick Mohamed Lamine Traoré (Mala) quitte Bamako pour Dakar afin de poursuivre la procédure d’obtention du visa  américain, la  « Green card » des USA,  comme il se doit pour tous les gagnants ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. N’ayant pas eu une suite favorable à sa demande de visa et poussé par la soif de l’aventure, Mala se lance dans le vide, sur le chemin de Mauritanie, en février 2014. Passant par l’Algérie, ce jeune  ambitieux se retrouve au fond de la mer libyenne, abandonné à lui-même. Loin des cœurs et des yeux de sa famille, son identité et son corps ne représentaient  que dal au milieu des siens.

Après deux mois de dur labeur (de décembre 2014  à février 2015) sur le chantier de la faculté de droit de Said Hamdin, en Alger, il  décida d’abandonner ses compatriotes maliens pour sa ville précédente (Gardaïa), au sud de l’Algérie,  où nous l’avons rencontré pour la toute 1re fois. Pour nous rejoindre plus tard dans la capitale algérienne, il avait dû mentir  pour obtenir un statut de réfugié auprès du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), antenne d’Alger. Une pratique d’ailleurs courante pour bon nombre d’immigrés.

Mais, comme le dit un adage, « on a beau mentir, la vérité finit toujours par triompher».   Le HCR avait fini par découvrir le pot aux roses.  Sachant que son statut ne sera plus renouvelé à cause de sa faute, Mala fuira les nombreuses patrouilles de la capitale pour rejoindre ses frères Soninkés aussitôt après avoir perçu son dernier salaire le 5 janvier 2015.

Dès son arrivée, il a fait signe de vie pour les Algérois. Quelques jours plus tard, il était injoignable au téléphone. Peu  de temps après, Mala nous envoie un message ainsi libellé: «Salam djo c cmt e le job. G m’excuse vrmt de voyager ss vs informer, mai g été chasser par le jardinier c prkw g décidé brutalmt  d partir. Slt à ts… MALA.» C’est exactement  le dernier SMS que le « clando » a envoyé ; un moyen pour informer ses nombreux  autres camarades du chantier de Said Hamdin.

Le 2 février 2015,  depuis Tripoli, l’un de ses compagnons survivants, qui était aussi son cousin, annonce la mauvaise nouvelle  à travers un appel à partir de Ghardaïa. Celle de la mort de Mala (voir profil facebook). Aussitôt, l’information est vite remontée en Alger.  Un jeudi soir, début de week-end en Algérie, le chantier était devenu si calme.  Ce jour-là, beaucoup de gens ont verbalement renoncé à leur projet  de départ pour l’Europe.

Hélas !  Quelques mois après notre arrivée à Bamako, on apprend que la  plupart  de ces mêmes ouvriers de Saïd Hamdin sont passés par la même voie maritime pour tenter de rejoindre ce qu’ils croient être l’eldorado, notamment la France, l’Italie, l’Espagne, bref l’Europe.

D’après les témoignages, Mala et compagnie  étaient obligés de partir pour deux raisons. Primo,  ils dormaient dans un champ de dattes, où était engagé un seul gardien. Le propriétaire s’était finalement rendu compte que  son jardin  avait été transformé en un camp de réfugiés.

Secundo, Ghardaïa est une zone connue de conflit. A chaque fois que les Arabes et Saabi, autrement dit les mozabites (deux ethnies rivales de la localité),  s’affrontent, les ouvriers de la ville sont souvent privés de travail pendant des jours. Ces  conflits intercommunautaires, liés au foncier, existeraient  depuis 1985.

GREEN CARD

«Mon rêve c’est de me retrouver aux États-Unis d’Amérique », avait toujours ressassé  Cheick Mohamed Lamine Traoré.

Né en 1993, il avait abandonné l’école en 2013 alors qu’il était en 2ème année de la Faculté des sciences économiques et de gestion.   Mala parlait correctement le français, l’anglais, l’arabe, en plus des langues soninké et bambara.

«L’école n’est pas fait pour les fils de pauvres, surtout quand il s’agit de la combiner avec la prise  en charge de certains fardeaux familiaux», avait-il. Il exprimait toutefois son regret d’avoir abandonné  l’école pour ensuite se retrouver coincé dans un autre pays, où son identité n’a pas de place. Faute du système malien !

Subvenir aux problèmes de la famille et étudier étant des tâches difficiles à gérer ensemble, l’enfant de Nara (région de Koulikoro) a donc fait le choix: abandonner les bancs de l’Université  pour voler au secours de sa mère et ses nombreux frères et sœurs. Il s’adonnera ainsi à des travaux physiques, parfois très durs. A l’en croire, il poussait le chariot au grand marché de Bamako pour gagner son pain quotidien. Il était même parvenu à économiser beaucoup d’argent.

A la quête perpétuelle d’un visa américain, le jeune s’embarque dans une fausse  histoire de regroupement  familial pour les  Etats-Unis, avec certains escrocs qui lui piquèrent banalement 3 millions de francs CFA, gagnés à la « queue » de son chariot. Les démarcheurs lui ont en effet établi de faux documents qui vont lui créer plus tard des problèmes, notamment au Sénégal.

«Il ne parlait que de Dieu et de la religion depuis qu’on s’est connu», témoigne Ali Karembé, un jeune diplômé sans emploi domicilié à Daoudabougou. Lui qui  a  inscris Mala au fameux  jeu de la «Green card»  sur Internet. Depuis des années, c’est ce que M. Karembé fait pour beaucoup de personnes. En cas de réussite, il ne refuse pas les cadeaux.  «Bien avant le départ de Mala au Sénégal, il avait lui-même  un mauvais pressentiment.  Je ne savais pas pourquoi », se souvient Karembé.  C’est-à-dire comme si le coup foiré des escrocs allait l’attraper à Dakar. Et c’est exactement ce qui s’est passé.

«J’avais pris mon rendez-vous  pour un mardi 4 février. L’entretien s’est  bien déroulé; on m’avait même remis un ticket à la place de mon passeport dans le but de récupérer mon passeport avec le visa le jeudi 6 février 2014. Je sors de l’Ambassade très fier; quelques minutes après, on m’appelle au téléphone pour me demander de revenir.  J’ai failli être fou ce jour-là. Depuis là, j’ai eu un mauvais pressentiment», nous a confié Mala avant sa mort.

Pour lui, l’agent de l’ambassade américaine a posé la question et lui a tout confirmé. L’ambassade a demandé une chose, d’après lui : aller chercher le même passeport qu’il avait eu à utiliser avec les escrocs de Bamako pour qu’on lui délivre enfin son visa. Le mardi 11 février 2014, il rentre donc à Bamako. Malheureusement, Mala s’est lancé à la quête, sans suite favorable. Pas de résultat jusqu’au 20 février. Il retourna à Dakar. Et c’était le départ pour la Mauritanie, l’Algérie et la Libye.

 DES CHIFFRES

Plus de «3000 personnes meurent chaque année à cause d’immigration clandestine», « 10000 personnes disparait, selon des chiffres avancés par le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine Mais à priori,  c’est un phénomène toujours d’actualité. Grâce à l’immigration, des milliers de familles maliennes sont nourries. «400 milliards de  francs CFA» ;  c’est la contribution de la diaspora malienne chaque année dans leur pays. Une somme qui dépasse l’aide au développement que le Mali reçoit de ses partenaires. En voulait rejoindre l’ «eldorado» à tout prix, Mala était et voulait être davantage l’un de ces nombreuses personnes qui prennent en charge leurs familles et,  au-delà, leurs villages grâce à l’immigration. Hélas ! Les choses se sont passées autrement.

MonElu : Une application androïde qui met en contact élus et citoyens au Mali


Officiellement lancée à Bamako, désormais entre députés et populations des échanges directs sont possible! Briser les barrières entre élus et leurs bases, voila tout l’intérêt de la mise en ligne de « Mon Elu », une application androïde, d’abord pour l’instant, au service de la nation tout entière. Initiée et développée par la fondation Tuwindi Mali avec l’appui de ses partenaires, comme IRIglobal, ce projet qui vient pour conseiller, dénoncer si non même critiquer, nos élus, est accueillit à bras ouvert.
La route des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) : « C’est la route la plus sûre et la plus rapide. » A laissé entendre l’honorable Sékou Fanta Mady Traoré, au siège de la fondation tuwindi à Banankabougou (en commune VI du district de Bamako), lors d’un entretien avec des bloggeurs maliens, la veille du lancement de l’application « #MonElu » téléchargeable désormais sur playstore. D’après cet élu, au cours de ses missions à l’extérieur du pays, des gens de son village (dans le Cercle de Dioïla) réagissent souvent à ses publications, chose qu’il trouve merveilleux et encourageant.
« Cette application serais à coup sûr un train d’union entre les citoyens et leurs Mandats » à conclus l’honorable Sekou F.M.T, président du réseau parlementaire « Démocra-TIC ». Un réseau pour mettre nos élus dans le parfum des NTIC.
Pour Ceux qui ne savent ni lire ni écrire les vocaux sont aussi possibles.
« Dites ce que vous pensez, mais dans le respect de l’étique » a souligné Tidiani TOGOLA, le Directeur exécutif de la fondation Tuwindi Mali au cours d’un débriefing avec des bloggeurs de Doniblog et l’Association des bloggeurs du Mali (ABM). C’était ce lundi 11 septembre2017 à Banankabougou. Quand à eux ce nouveau système qui permettra dorénavant un échange direct entre les citoyens ordinaires et les élus du peuple doit se passer dans les plus grands respects, sans manquer de respect à qui que ce soit.
A signalé que c’est à ce Mardi 12 septembre à l’hôtel de l’amitié (l’ancien QG de la MINUSMA) qu’a été lancée cette nouvelle application, au service de la nation. A présent, nous pouvons dire que le Mali et ses députés avancent avec les NTIC ! Mais jusqu’à quand ? Tout seuls les élus pourront-ils relever le défit, ou feront ils recourent à des Communautés Manager (C.M) ? En tout cas ces questions restent la préoccupation de certains web activistes maliens (Doniblog et ABM).

Tunisie : Guéra-guéra, une appellation qui fâche certains subsahariens

Etudiants Maliens de Tunis

 Guéra-guéra, un mot très facile à prononcer pour les enfants et jeunes de Tunis, surtout ceux des bas quartiers, à l’égard des Africains subsahariens. Selon certains témoignages, ce mot existe depuis des années dans ce petit pays de la Tunisie. Quelles sont ses origines ?

« Guéra-guéra n’est pas un mot raciste. Ce mot fait allusion au nombreux ‘‘gué’’ de la langue des premiers Africains venus ici à Tunis », nous a confié Walid Moustapha, un chauffeur de Taxi du grand Tunis. Selon Walide ses premiers subsahariens devaient être des Sénégalais, même s’il nous suggère de vérifier si l’emploi des « gué » est fréquent dans la langue wolof…

Mais ce terme est aussi employé même pour des tunisiens noirs, bizarre non ?

Quant à Moctar Ba, jeune étudiant malien et notre compagnon de taxi, ce terme est un exemple frappant du « chokobi » au Mali, qui se dit des Français ou de tous ceux qui parlent comme eux…

Que veut dire Guéra-guéra ? N’importe qui pourra faire le tour d’Ifriqiya, l’actuel Tunisie, avec cette question. Rares sont les gens qui pourront donner une réponse, à plus forte raison vous convaincre du vrai sens ou de la vraie origine.

Avant Walid, voici quelques réponses qu’on a souvent rencontré par rapport à Guéra-guéra dans ce pays : « ça ne veut rien dire », « c’est des mots racistes », « n’écoutez pas des gens qui vous disent cela », « c’est des personnes qui n’ont rien dans leur tête », « Je ne connais pas ce mot » ou encore « jamais entendu »….

« Kalouche », et « kahla » qui signifient tout simplement noir en Arabe, sont des termes qui fâchent des Africains subsahariens jusqu’à ce que certains perdent totalement leur contrôle.

« On m’a traité de Singe ! » ce qui est faux, ou bien « On nous à traité de Noir ! » alors qu’ils sont en réalité Noirs.

Pour Moez, un commerçant dans le souk de Zarkoun (Tunis) : « On a souvent des problèmes de qualification pour vous, on ne peut pas dire les Noirs ni les Africains, alors comment doit on vous appeler ? »

« En Algérie, on nous appelle souvent ‘’Babaye’’. On a aucune idée de ce que ça signifie, mais ce qui est sur, c’est que c’est prononcé surtout pour blesser les Noirs », telle est la conviction de Boubacar Coulibaly, un ex-étudiant malien de l’Algérie résident au Mali actuellement.

Selon des témoignages de certains de nos compatriotes étudiants au Maroc, « Asia » est le correspondant en quelque sorte de Guéra-guéra et de « Babaye », dans le Royaume chérifien…