RENOUVEAU AFRICAINE : «UNE REVOLUTION» DE LA JEUNESSE SERAIT UNE NECESSITE !

                                               

La  jeunesse  représente  70 %  de la population africaine, pour certains, elle a juste besoin de s’unir, de multiplier les rencontres, les débats tous le temps, aux niveaux scolaire, universitaire et dans toutes les langues. Pour beaucoup de panafricains, une révolution continentale serait nécessaire.  A fin de lutter avec force contre l’impérialisme, le colonialisme, la mauvaise gouvernance et surtout contre  le Francs CFA, mais pour l’industrialisation du plus vieux continent.

« Le coton est un secteur qui pourra véritablement influer sur le chômage des jeunes africains, en plus de l’entreprenariat des jeunes. » C’est en tout cas la conviction d’Abdel Rahman Sy, président de l’association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC). Il estime que L’Afrique appartient aux Africains et que personne ne viendra faire l’Afrique à la place des Africains. Voilà qui justifie l’initiation en 2016 du festival panafricain de la cotonnade (FEPAC). Le but : impulser une nouvelle dynamique au secteur surtout quand sait seulement 2% du coton produit au Mali sont transformés chez nous. L’atteinte du taux de transformation locale de 20%, selon les économistes, sera d’un apport précieux dans l’atténuation du taux de chômage. Ce qui pourrait être profitable à d’autres secteurs de l’économie.  Le développement durable est, alors, un objectif qui, poursuit M. Sy,  repose sur entrepreneuriat des jeunes et la création des usines par les pouvoirs publics.

Dans un débat télévisé sur une chaine panafricaine, le jeune Docteur Alioune DIONE, écrivain et spécialiste  en Développement a développé des théories : « Il faudrait commencer par changer le modèle de gouvernance politique. Et pour changer le modèle de gouvernance il faut d’abord éduquer les hommes politiques par ce qu’il y’a l’action de Gouverner. Il y’ a aussi l’action d’administrer ». Cet intellectuel de nationalité sénégalaise, soucieux du développement africain, pense que la politique africaine en matière de développement est très sectorielle.  Comme solution, Docteur DIONE  propose la prise en compte de toutes les sensibilités et de toutes les compétences servant de point d’appui à nos politiques publiques. Il précise que l’application de cette théorie permettra, sans doute,  à cette brigade de la jeunesse de jouer toute sa partition au renouveau de Maman Africa, puisse que c’est elle la générale.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Depuis des années, la Faculté des Sciences Juridiques et la Faculté des Sciences Economiques et de gestion et autres structures universitaires publiques ne  forment que des chômeurs.  Il est temps de mettre un terme à cela en adaptant  les Diplômes de fin d’études au marché de l’emploi. Cette proposition s’inscrit dans la vision du Docteur Oumar Mariko, député à l’Assemblée Nationale. L’opposant historique qui a toujours a  montré sa position quant à l’emploi des jeunes et le développement de l’Afrique. Malheureusement ses avis sont généralement peu partagés car les occidentaux (Les mains qui donnent et les mains qui tue).

Pour changer la donne une révolution populaire serait peut être une solution de la part des jeunes. Pour ensuite partir sur la base du fédéralisme, Comme le disent certains, l’union fait la force. Pour des actions du genre l’Afrique n’a pas besoin d’une révolte, mais plutôt d’une révolution qui prendra en compte notre histoire et les règles sociétales.

En prenant l’exemple sur l’Europe, la France ne cesse pas de mettre sous ses pesanteurs, différentes de celles de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Russie et bien d’autres. Ces pays ont tous chacun un système qui leur permet de gérer leurs différents Etats et les dirigeants de ces pays ont compris tout comme le Rwanda, l’Algérie etc. qu’il n’ya pas de hasard mais plutôt des intérêts nationaux

L’UNION FAIT LA FORCE

«La jeunesse malienne est condamnée à obliger certains  leadeurs politiques comme  Zoumana Sako, Amineta Dramane Traoré,Oumar Mariko, Moussa Mara, Yeha Samaké  pour avoir des visions et une politique commune pour le pays.» a affirmé  Youssouf Haïdara un jeune activiste. Si l’on en croit à M. Haïdara la plupart des partis politiques maliens sont basés sur les jeunes. Donc ils peuvent forcement avoir un droit de veto un peu partout selon lui. Sa 2ème hypothèse est la nouvelle génération «choisi parmi elle comme on a fait avec IBK une nouvelle tête, un nouveau leader qui pourra relever les défis». « La réussite d’une telle initiative pourra impacter sur toute l’Afrique» a-t-il conclu.

« Comment la jeunesse Africaine peut elle participer au renouveau ? » Une question très simple, à travers laquelle on pourra avoir plusieurs réponses simples. Mais dans la pratique, la jeunesse a un rôle incontournable et nous sommes obligés de nous sacrifier comme l’a fait le Mali sous Modibo Keïta, (le 1er juillet 1962) ou encore  l’Algérie (le 1er avril  1964), à la veille des indépendances. Et comme l’envisage le Rwanda une fois de plus et d’autres Etats africains d’ici à 2020  et.

QUITTE LA ZONE FRANC ! 

L’Algérie et le Mali ont quitté la zone Franc du colonisateur. C’était une manière d’affirmer leur souveraineté monétaire nationale. Et l’histoire nous a donné raison. Entre 1962 et 1967 notre Pays avait tout, mais dès qu’on a perdu la monnaie locale nous avons tout perdu aussitôt contrairement à l’Algérie qui continue de résister. Elle est actuellement l’un des pays pour ne pas dire le seul Etat Africain non endetté.

Le Francs CFA : à la base c’était le franc pour la Colonie Française de l’Afrique. Après nos indépendances formelles le nom de la monnaie est devenue la  communauté française d’Afrique. Un changement de Nom qui n’influe ni sur le fonds ni sur le contenu encore moins sur la forme.  Le  franc CFA reste le franc CFA, et c’est le trésor Français qui gère nos bourses depuis toujours.

« Le Franc CFA est une Source de revenu inestimable pour une France qui tient aujourd’hui ses richesses du continent Africain. Et c’est pourquoi qu’on lance un appel : à toutes les personnes qui théorisent et qui pensent l’émergence africaine au quotidien dans la sphère francophone. On leur demande de comparer le développement des pays anglophones et même lusophones et le développement des pays francophones qui est à la traine. On ne peut pas être libre aujourd’hui ou on avance, à partir du moment où notre monnaie est nivelée vers le bas, et dirigée par des gens, qui n’aiment  pas les intérêts des africains. Et nous souhaitons que dans les temps à venir que nos dirigeants de cette sphère francophone aient une vision économique claire, nette et précise. Et comprennent que le stricte minimum déjà est de se battre sa propre monnaie si on veut être capable de s’en sortir» a souligné Kemi Seba un panafricain résident actuellement au Tchad,  lors d’une émission de télé réalité «grand Rendez vous»  sur une chaine africaine.

Dans le même état d’esprit, la France a des représentants dans 3 Banques centrales Africaines à savoir : La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), La Banque Centrale des Comores (BCC).

« Il nous faut des états généraux, pour sortir de cette impasse» martèle Oumar Koné, un activiste malien. A travers un micro trottoir dans la ville de Bamako, sur 20 jeunes dont les âges varie entre 18 et 47 ans 5 seulement sont optimistes que la jeunesse Africaine pourra impacté sur le développement du continent. Très grave ! Certains pensent qu’il nous faut des repères et des formations de base solide.

 

Hamidou Ballo : un mélomane des temps anciens

Crédit : Amadou FANE

Dans les années 1970, Hamidou Ballo était un jeune malien dynamique. À l’époque, il avait du goût pour l’habillement, la photo, le cinéma et de nombreuses autres choses qui donnent un sens à la jeunesse. Très photogénique et doté d’une facilité pour faire, en un laps de temps très court, plus de 10 poses différentes, il était devenu la coqueluche de la plupart des photographes de Bamako. Mais la star des photos était aussi l’un des plus grands mélomanes de la ville.

« J’ai commencé comme apprenti tailleur à Bozola, un quartier populaire du centre de Bamako, chez feu Aliou Doumbia. C’était en 1961 ».

Ces propos du vieux Hamidou Ballo, nous font savoir qu’il n’a pas brûlé les étapes, en ce qui concerne son métier d’aujourd’hui : maître tailleur.

Actuellement chef d’une famille équilibrée, Hamidou Ballo a eu 4 filles et 4 garçons, tous eux-mêmes parents désormais. En plus de son épouse, tous ses descendants évoluent dans le secteur du fil, de aiguille et du tissu, de façon professionnelle, ou pas. Seul un fils a préféré tracer son propre chemin dans le domaine du transport. 

Résident à Djélibougou, en commune I du district de Bamako, à quelques kilomètres de son lieu de travail, situé à Doumazana, sur la route du quartier Nafadji, le mélomane des temps anciens et ses 3 garçons dirigent un atelier de couture spécialisé dans la conception de tenues d’homme, notamment de costumes, les « à bas le costume » ou abacost…

Du goût pour l’habillement

Crédit : Amadou FANE

Amoureux des belles chaussures et des beaux vêtements, ce spécialiste de l’habillement d’une autre époque était très convoité par les photographes de la capitale, notamment : Amadou Fané, Malick Diakité de Bagadadji et bien d’autres.

Il le dit lui-même :

« Les professionnels de l’image m’appelaient personnellement pour que je pose pour eux. Selon eux, j’étais non seulement photogénique, mais j’avais la capacité de faire 10 poses sur place et toutes différentes. »

Devenu une coqueluche des jeunes de Bamako, il fascinait de nombreux occidentaux qui avaient choisi de vivre à Bamako.

Hamidou Ballo se souvient encore :

« Il y a l’un d’entre eux qui est spécialement venu me voir, pour m’offrir l’équivalent de 200 000 FCFA, comme cadeau. Et cela est resté pour moi la plus grosse somme que j’ai eu d’un coup dans ma vie de mélomane. »

La touche personnelle

« ‘’Mali élégance’’ et ‘’Saint Germain’’ étaient mes boutiques préférées, dans lesquelles je partais régulièrement me ravitailler, respectivement en chaussures et tissus, rien que pour mon autopromotion. »

Hamidou Ballo ajoute que c’est la période où une paire de chaussures pouvait coûter entre 10 000 et 12 000 francs malien c’est à dire (5 000 et 6 000 FCFA) et le mètre de tissu à partir 4 000 francs malien l’équivalent 2000 en CFA.

Après l’étape du souk, place à la touche personnelle, où l’inspiration était piochée dans les films occidentaux qu’Hamidou Ballo ne ratait sous aucun prétexte. Une raison de plus qui justifiait sa présence chaque week-end dans les salles de cinéma comme le « vox » ou le « Rex ». Des lieux où ses fans se donnaient également rendez-vous, pour se faire photographier avec leur idole. Aujourd’hui, l’on parlerait plutôt de « selfies ». Et, plusieurs de ces photographies ont agrémenté les expositions à Bamako et ont donné une vie particulière aux murs de grands hôtels.


Du mannequinat à l’acteur de Cinéma

En confectionnant et en portant exactement la même tenue que l’acteur du film dénommé « Pourquoi voulez-vous tuez ma femme ? », Hamidou Ballo dit avoir failli ne pas se faire transporter en taxi, un jour à Bamako. Selon lui, le taximètre avait tout simplement peur.

D’après le vieux Hamidou Ballo,

« Il m’a dit qu’il n’avait jamais vu une personne habillée pareillement au Mali »

Le taximètre lui aurait dit :

« Si je n’avais pas un autre passager à bord, je n’étais pas sûr que j’allais m’arrêter pour vous prendre »

À la suite de tout cela, le mélomane malien des temps anciens a finit par être lui-même un acteur de cinéma. Il dit avoir participé au tournage d’un film dans les années 1976, titré « Kassodén » ou prisonnier en langue Bambara. Le réalisateur de ce film malien, se faisait appeler tout simplement Séga. Il a précisé :

« Nous avons débuté le processus de tournage à Bamako, pour continuer jusqu’à Mopti et Sangha (derrière Bandiagara) en passant par Ségou. »

Ce qui est regrettable !

Faute de compréhension entre les techniciens, les acteurs et Séga, la réalisation du film « Kassodén » s’est finalement interrompue. Selon notre interlocuteur, les difficultés financières sont passées par là et le projet du film a été mis sous l’éteignoir. Mais malheureusement cette mésaventure eu une grave conséquence sur les relations entre Hamidou Ballo et le photographe Amadou Diakité, qui avait été le trait d’union entre lui et le réalisateur.

Déçu et abusé, Hamidou Ballo a fait ses bagages en janvier 1979 pour la république de la Côte d’Ivoire. Il s’installa précisément à Bouaké. Mais, cette aventure n’ayant pas été trop fructueuse, l’homme retourne au bercail rejoindre sa famille, exactement le 1er janvier 1998.

« Depuis ce moment, avec l’âge, je n’ai plus été attiré par les histoires de photos, à part pour les pièces d’identité. »

Notre mélomane des temps anciens est aujourd’hui convaincu, même sans preuve, qu’il y’a des gens qui vivent bien, grâce à ses poses photographiques de l’époque, au moment où lui se débat derrière sa machine pour joindre les deux bouts.

TAASIBLA KA ƝƐSI « FASOKAN » MA, BOUKARY KONATE

« AW YE KUNNAFONIW SƆRƆ BAMANANKAN, TUBABUKAN ANI ANGILƐKAN NA YAN.

Nin ye togodala bulogɛri dɔ ka hakilina ye ka ɲɛsin jamanakɔnɔtaa ma, an ka kɔrɔlenkow sira fɛ

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Crédit photo: LE FIGARO

Sɔnin, mɛri mediterane bɛ ɲinin ka jate ka kɛ Farafinna cɛ n’a musow kaburudon ye, minnu b’a ɲinin ka taa jifan dɔ fɛ, o min jatelen bɛ i ko diɲɛ alijinɛ, (tubabula), mɔgɔ minnu jigitigɛlen bɛ taa cogoya ɲinin, cogoya min b’a to u bɛ se k’u ka diɲɛlatigɛ kɛ kɛcogo ɲuman na.

A bɛ waati jan bɔ, o jilatoli ninnu kibaruyaw de bɛ ka diɲɛ lamini kunnafoni diɲɛ telesobaw fɛ. A ye nin kunnafoni in tɔ kalan an ka seko ni dɔnko bulɔgu kan  »

Kalafili2018 : Un sondage en ligne pour inciter la population à un vote massif

Pour montrer leur bonne volonté,  une participation citoyenne aux élections générales de 2018, des jeunes maliens ont initiés un site web de sondage. A travers cette plateforme dénommée www.kalafili2018.com , tous les maliens ont la possibilité de voter pour leur candidat préféré une fois par semaine jusqu’au 29 juillet prochain.

Le samedi 30 juin passé, le site a été officiellement lancé à la maison de la presse de Bamako, vers 16 heures. C’était en présence de  quelques représentants de candidats ou de partis politiques à l’élection  présidentielle.

«Dans une démocratie, les élections restent un devoir civique,  le moyen le plus noble pour porter une personne à la tête d’un peuple ou d’une communauté.» C’est en ce terme que Mohamed Bagayogo, porteur du projet kalafili2018 fait la promotion de son produit conçus avec la complicité d’autres jeunes maliens. «C’est des statistiques basées sur la tranche d’âge, la région et le genre.» Ajoute le jeune Bagayogo.

Voter,  un acte primordial et incontournable  pour une population afin de designer  une personnalité en qui elle a confiance, et sur qui elle peut compter pour relever les nombreux défit de développement au plaisir des citoyens. Kalafili 2018 est un site web de sondage allant dans ce sens, car pour les initiateurs, l’objectif reste l’incitation des maliens ou qu’ils soient au vote.

Les candidats et leurs projets

A la veille de cette élection de juillet  2018, nous constatons près d’une vingtaine de candidats, don leurs candidatures ont déjà été validées, par la cours constitutionnelle.  Dans ce cafouillage,  il se trouve que les maliens n’ont pas connaissance de tous les candidats potentiels. Comme pour remédier  à ce problème, www.kalafili2018.com  intervient toujours.

D’autant plus que c’est aussi une plateforme sur internet qui présente les candidats, et leurs projets de société en ligne. Ce sondage  permet à chaque citoyen, sur la toile, de voter une fois par semaine pour son candidat,  cela jusqu’au 29 juillet, c’est-à-dire    le 1er tour  de l’élection présidentiel. Cette stimulation permettra aux uns et aux autres de se faire une petite idée du vainqueur (sur internet.)

Je vote

La même chose continuera au 2ème tour si tout va bien. Et pour voter c’est simple, « Sur la une, la 1ère  page, du site, d’abord les internautes apercevront : je vote en gros caractère. En cliquant sur cela les instructions s’en suivent.

Peut être un formulaire à remplir avec des questions basées sur la tranche d’âge, le sexe et la localité de résidence. Ou la liste des candidats apparait directement pour le choix. Ainsi en cliquant sur un préféré puis je vote d’en bas, le choix est aussitôt validé.

 

Bientôt les festivals de la bière traditionnelle «Dôlô» et du wo wa wo!

Depuis un certain temps au Mali, les promoteurs de festivals se multiplient de jours en jours. Du coup on assiste à toutes sortes de festivals. Tellement nombreux  et identiques que souvent la différence n’est  qu’une petite touche, seulement à l’appellation. Voilà pourquoi ils n’arrêtent pas de s’attaquer à la justice. Par ce que tel personne a piqué l’initiative de telle personne. Et je vous préviens: Surtout ne touchez pas à mes festivals qui pointent à l’horizon: celui de la bière traditionnelle, «dôlô»  et du wo wa wo 
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Immigration clandestine : risquer sa vie à tout prix!

Bord d’une plage en Algérie

Le 26 janvier 2014, Cheick Mohamed Lamine Traoré (Mala) quitte Bamako pour Dakar afin de poursuivre la procédure d’obtention du visa  américain, la  « Green card » des USA,  comme il se doit pour tous les gagnants ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. N’ayant pas eu une suite favorable à sa demande de visa et poussé par la soif de l’aventure, Mala se lance dans le vide, sur le chemin de Mauritanie, en février 2014. Passant par l’Algérie, ce jeune  ambitieux se retrouve au fond de la mer libyenne, abandonné à lui-même. Loin des cœurs et des yeux de sa famille, son identité et son corps ne représentaient  que dal au milieu des siens.

Après deux mois de dur labeur (de décembre 2014  à février 2015) sur le chantier de la faculté de droit de Said Hamdin, en Alger, il  décida d’abandonner ses compatriotes maliens pour sa ville précédente (Gardaïa), au sud de l’Algérie,  où nous l’avons rencontré pour la toute 1re fois. Pour nous rejoindre plus tard dans la capitale algérienne, il avait dû mentir  pour obtenir un statut de réfugié auprès du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), antenne d’Alger. Une pratique d’ailleurs courante pour bon nombre d’immigrés.

Mais, comme le dit un adage, « on a beau mentir, la vérité finit toujours par triompher».   Le HCR avait fini par découvrir le pot aux roses.  Sachant que son statut ne sera plus renouvelé à cause de sa faute, Mala fuira les nombreuses patrouilles de la capitale pour rejoindre ses frères Soninkés aussitôt après avoir perçu son dernier salaire le 5 janvier 2015.

Dès son arrivée, il a fait signe de vie pour les Algérois. Quelques jours plus tard, il était injoignable au téléphone. Peu  de temps après, Mala nous envoie un message ainsi libellé: «Salam djo c cmt e le job. G m’excuse vrmt de voyager ss vs informer, mai g été chasser par le jardinier c prkw g décidé brutalmt  d partir. Slt à ts… MALA.» C’est exactement  le dernier SMS que le « clando » a envoyé ; un moyen pour informer ses nombreux  autres camarades du chantier de Said Hamdin.

Le 2 février 2015,  depuis Tripoli, l’un de ses compagnons survivants, qui était aussi son cousin, annonce la mauvaise nouvelle  à travers un appel à partir de Ghardaïa. Celle de la mort de Mala (voir profil facebook). Aussitôt, l’information est vite remontée en Alger.  Un jeudi soir, début de week-end en Algérie, le chantier était devenu si calme.  Ce jour-là, beaucoup de gens ont verbalement renoncé à leur projet  de départ pour l’Europe.

Hélas !  Quelques mois après notre arrivée à Bamako, on apprend que la  plupart  de ces mêmes ouvriers de Saïd Hamdin sont passés par la même voie maritime pour tenter de rejoindre ce qu’ils croient être l’eldorado, notamment la France, l’Italie, l’Espagne, bref l’Europe.

D’après les témoignages, Mala et compagnie  étaient obligés de partir pour deux raisons. Primo,  ils dormaient dans un champ de dattes, où était engagé un seul gardien. Le propriétaire s’était finalement rendu compte que  son jardin  avait été transformé en un camp de réfugiés.

Secundo, Ghardaïa est une zone connue de conflit. A chaque fois que les Arabes et Saabi, autrement dit les mozabites (deux ethnies rivales de la localité),  s’affrontent, les ouvriers de la ville sont souvent privés de travail pendant des jours. Ces  conflits intercommunautaires, liés au foncier, existeraient  depuis 1985.

GREEN CARD

«Mon rêve c’est de me retrouver aux États-Unis d’Amérique », avait toujours ressassé  Cheick Mohamed Lamine Traoré.

Né en 1993, il avait abandonné l’école en 2013 alors qu’il était en 2ème année de la Faculté des sciences économiques et de gestion.   Mala parlait correctement le français, l’anglais, l’arabe, en plus des langues soninké et bambara.

«L’école n’est pas fait pour les fils de pauvres, surtout quand il s’agit de la combiner avec la prise  en charge de certains fardeaux familiaux», avait-il. Il exprimait toutefois son regret d’avoir abandonné  l’école pour ensuite se retrouver coincé dans un autre pays, où son identité n’a pas de place. Faute du système malien !

Subvenir aux problèmes de la famille et étudier étant des tâches difficiles à gérer ensemble, l’enfant de Nara (région de Koulikoro) a donc fait le choix: abandonner les bancs de l’Université  pour voler au secours de sa mère et ses nombreux frères et sœurs. Il s’adonnera ainsi à des travaux physiques, parfois très durs. A l’en croire, il poussait le chariot au grand marché de Bamako pour gagner son pain quotidien. Il était même parvenu à économiser beaucoup d’argent.

A la quête perpétuelle d’un visa américain, le jeune s’embarque dans une fausse  histoire de regroupement  familial pour les  Etats-Unis, avec certains escrocs qui lui piquèrent banalement 3 millions de francs CFA, gagnés à la « queue » de son chariot. Les démarcheurs lui ont en effet établi de faux documents qui vont lui créer plus tard des problèmes, notamment au Sénégal.

«Il ne parlait que de Dieu et de la religion depuis qu’on s’est connu», témoigne Ali Karembé, un jeune diplômé sans emploi domicilié à Daoudabougou. Lui qui  a  inscris Mala au fameux  jeu de la «Green card»  sur Internet. Depuis des années, c’est ce que M. Karembé fait pour beaucoup de personnes. En cas de réussite, il ne refuse pas les cadeaux.  «Bien avant le départ de Mala au Sénégal, il avait lui-même  un mauvais pressentiment.  Je ne savais pas pourquoi », se souvient Karembé.  C’est-à-dire comme si le coup foiré des escrocs allait l’attraper à Dakar. Et c’est exactement ce qui s’est passé.

«J’avais pris mon rendez-vous  pour un mardi 4 février. L’entretien s’est  bien déroulé; on m’avait même remis un ticket à la place de mon passeport dans le but de récupérer mon passeport avec le visa le jeudi 6 février 2014. Je sors de l’Ambassade très fier; quelques minutes après, on m’appelle au téléphone pour me demander de revenir.  J’ai failli être fou ce jour-là. Depuis là, j’ai eu un mauvais pressentiment», nous a confié Mala avant sa mort.

Pour lui, l’agent de l’ambassade américaine a posé la question et lui a tout confirmé. L’ambassade a demandé une chose, d’après lui : aller chercher le même passeport qu’il avait eu à utiliser avec les escrocs de Bamako pour qu’on lui délivre enfin son visa. Le mardi 11 février 2014, il rentre donc à Bamako. Malheureusement, Mala s’est lancé à la quête, sans suite favorable. Pas de résultat jusqu’au 20 février. Il retourna à Dakar. Et c’était le départ pour la Mauritanie, l’Algérie et la Libye.

 DES CHIFFRES

Plus de «3000 personnes meurent chaque année à cause d’immigration clandestine», « 10000 personnes disparait, selon des chiffres avancés par le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine Mais à priori,  c’est un phénomène toujours d’actualité. Grâce à l’immigration, des milliers de familles maliennes sont nourries. «400 milliards de  francs CFA» ;  c’est la contribution de la diaspora malienne chaque année dans leur pays. Une somme qui dépasse l’aide au développement que le Mali reçoit de ses partenaires. En voulait rejoindre l’ «eldorado» à tout prix, Mala était et voulait être davantage l’un de ces nombreuses personnes qui prennent en charge leurs familles et,  au-delà, leurs villages grâce à l’immigration. Hélas ! Les choses se sont passées autrement.

MonElu : Une application androïde qui met en contact élus et citoyens au Mali


Officiellement lancée à Bamako, désormais entre députés et populations des échanges directs sont possible! Briser les barrières entre élus et leurs bases, voila tout l’intérêt de la mise en ligne de « Mon Elu », une application androïde, d’abord pour l’instant, au service de la nation tout entière. Initiée et développée par la fondation Tuwindi Mali avec l’appui de ses partenaires, comme IRIglobal, ce projet qui vient pour conseiller, dénoncer si non même critiquer, nos élus, est accueillit à bras ouvert.
La route des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) : « C’est la route la plus sûre et la plus rapide. » A laissé entendre l’honorable Sékou Fanta Mady Traoré, au siège de la fondation tuwindi à Banankabougou (en commune VI du district de Bamako), lors d’un entretien avec des bloggeurs maliens, la veille du lancement de l’application « #MonElu » téléchargeable désormais sur playstore. D’après cet élu, au cours de ses missions à l’extérieur du pays, des gens de son village (dans le Cercle de Dioïla) réagissent souvent à ses publications, chose qu’il trouve merveilleux et encourageant.
« Cette application serais à coup sûr un train d’union entre les citoyens et leurs Mandats » à conclus l’honorable Sekou F.M.T, président du réseau parlementaire « Démocra-TIC ». Un réseau pour mettre nos élus dans le parfum des NTIC.
Pour Ceux qui ne savent ni lire ni écrire les vocaux sont aussi possibles.
« Dites ce que vous pensez, mais dans le respect de l’étique » a souligné Tidiani TOGOLA, le Directeur exécutif de la fondation Tuwindi Mali au cours d’un débriefing avec des bloggeurs de Doniblog et l’Association des bloggeurs du Mali (ABM). C’était ce lundi 11 septembre2017 à Banankabougou. Quand à eux ce nouveau système qui permettra dorénavant un échange direct entre les citoyens ordinaires et les élus du peuple doit se passer dans les plus grands respects, sans manquer de respect à qui que ce soit.
A signalé que c’est à ce Mardi 12 septembre à l’hôtel de l’amitié (l’ancien QG de la MINUSMA) qu’a été lancée cette nouvelle application, au service de la nation. A présent, nous pouvons dire que le Mali et ses députés avancent avec les NTIC ! Mais jusqu’à quand ? Tout seuls les élus pourront-ils relever le défit, ou feront ils recourent à des Communautés Manager (C.M) ? En tout cas ces questions restent la préoccupation de certains web activistes maliens (Doniblog et ABM).

Mali : Un peuple décidé s’en fout de la censure des réseaux sociaux !

                                                                                              

Le projet de loi portant la révision constitutionnelle a été adopté à l’unanimité le 3 juin 2017 par l’assemblée Nationale aux environs de 3 heures du matin ; cela après environs 2 jours de débat.  Les 111 députés ayant voté pour sont accusé d’être corrompus. Les 35 autres se réclamant de l’opposition sont toutefois soutenus par la majorité des citoyens. Quand le peuple se réveille, on ne touche pas à sa constitution!

Face à ce projet qualifié de biaisé, la plateforme «Antè-A-bana! Touches pas à ma constitution» a vu le jour le 11 juin passer à la pyramide du souvenir avec à sa Tête Mme Sy Kadiatou SOW connue de l’ADEMA-PASJ (Parti Africain pour la Solidarité et la Justice. Elle est composée de 5 commissions de travaux.

Une commission d’organisation, de Communication,  en passant par la commission protocolaire-sécuritaire, celle de la stratégie, de la  finance et enfin la commission constitution. Sont les 5 groupes de travaux mise en place le 13 juin, à la suite de la naissance de la plateforme «Antè-A-bana! Touches pas à ma constitution».

Ce samedi 17 juin 2017, l’objectif de la plateforme reste la mobilisation  de 300 000 personnes  pour bloquer ou voter (le 9 juillet prochain) « non » contre le nouveau projet constitutionnel qui pointe à l’horizon.

Partis en rang dispersé au tout début, 2 marches pacifiques initiées par certains collectifs  de la place ont été  violement dispersées par les nouveaux récrus de la police nationale. Faute d’autorisation. Décidé à tout pris d’empêcher ce nouveau projet constitutionnel, la plupart des forces vives de la société civile au niveau de Bamako a décidé de fédérer leurs forces  à la pyramide du souvenir, pour un Non! A l’issue de cette rencontre du 11 juin passé, Une grande marche est envisagée dans la matinée du samedi 17 juin qui quittera la place de la liberté pour se terminer au pied du monument de l’indépendance, à proximité de l’Institut Français du Mali (IFM).

Voici un passage du projet qui pourra nous tuer dans le future proche ou lointain, une partie de  l’article 118 « Toutefois, le projet de révision n’est pas présenté au referendum lorsque le président de la république décide de le soumettre au parlement convoqué en congrès.

Le texte est définitivement approuvé s’il réunit une majorité favorable de deux tiers (2/3) des suffrages exprimés ».

Ce  projet qui fait polémique, si jamais le « oui » passe, le président de la république n’aura plus besoin de referendum dorénavant  pour faire adopter d’autres projets de ce genre (rédigé, imposé par des étrangers), ce qui lui donne le plein pouvoir. En cas de besoin il passe tout simplement par le congrès (Art. 118) pour faire passer ses lois.  Et s’il décide de modifier le nombre du mandat présidentiel en illimité qu’est ce qu’on pourra faire, le peuple ? Il serait trop tard !

Vu la gravité de la situation, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali «CSTM a décidé de rejoindre la plateforme » a signalé à la pyramide du souvenir le 13 juin dernier, l’honorable Amadou Thiam, le plus jeune député du Mali de l’ADP Maliba.

Contre ces 24 pages  et les 122 articles, nous disons non au coup d’état constitutionnel. Avec des centaines d’associations, des hommes politiques, quelques députés de l’Assemblée nationale, sans oublier les artistes, les blogueurs et les autres acteurs des réseaux sociaux nous sommes prêts à tout pour empêcher ce projet de passer. Le forcing n’est pas la solution, on a vu blaise Compaoré !

Ou sont nos religieux ? Quelle est votre position ?

 

Mali : Découverte d’un talant caché dans le bas-fond de Sotuba

Venu de Kita, dans la région Kaïsienne, pour Bamako il y’a de cela 2 ans, Chaka Dagnon travaille comme manœuvre dans le laboratoire Central vétérinaire de Sotuba (LCV). A ses heures perdues c’est-à-dire en marge de ses heures de travail, le bonhomme surnommé par ses proches Rasta est un artiste fait qui transforme dans le quotidien les cornes en Vase, fourchette, cuillère et plein d’autres produits utilitaires. Aux berges du fleuve Niger à Sotuba en commune I, je suis allé a sa rencontre                                                           Continue reading