lindiallo
Originaire de Rikou (Ouahigouya), à des km de Ouagadougou (Burkina Faso), je représente Un peulh perdu, à la recherche de sa langue et de sa culture. Je crois au plus grand défis du monde: rester serin, ignorer l’ignorance et d’aimer les êtres de l’humanité, au delà de leurs trahisons. Je suis pour ceux-là, qui pensent que le racisme ne paye pas. Un mélange du nord et du sud, ici bas, nous pouvons tous vivre ensemble en parfaite communauté, sans racisme ni terrorisme. Un africain né dans la région du Mali, je suis journaliste, blogueur qui réponds au nom de Lin dit Moussa DIALLO.

K-My Danger chante pour la paix au Mali

Cette chanson de l’artiste K-My, parle du conflit inter-maliens, du nord au centre. Et le clip fut tourné sur le camp des déplacés de faladiè, à Bamako. Dans ce morceau il interpellé les autorités maliennes et demande la fin de la crise qui a provoqué beaucoup de morts et des déplacés à travers le pays et à l’étranger.

« Ne vois-tu pas que la guerre n’est pas bonne entre nous?
Seule la tranquillité nous arrange, on aime la paix.
Il y a na qui n’a pas là où dormir, c’est tout leur souci.
Comment est qu’ils feront ?
La guerre détruit le pays.
Aujourd’hui entre nous la guerre n’est pas bonne.
Ou sont passé certains papas ?
Ou sont passé certaines mamans ?
C’est par ce qu’ils sont Vu le conflit.
C’est le Satan qui nous à infiltrer;
Et aussi, entre nous la mésentente règne.
Ils nous ont tout faits.
J’en ai tout vue et entendue.
Il y a na qui sont souffrants, ils maquent de nourriture, Ils manquent d’eau.
Il faut qu’ont leurs viennent en aide !
Ou sont nos responsables ?
Ou sont nos responsables ?
Qu’ont leurs viennent en aide
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Qu’ont leurs viennent en aide
Qu’ont leurs viennent en aide
C’est le conflit qui n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que la guerre n’est pas bonne entre nous.
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé !
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
La guerre n’est pas bonne entre nous
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé !
Les autorités si vous ne vous levez pas et pensé à aux populations par rapport à certaines choses, certains sont gravement malade, la galère et les mauvaises pensées font le quotidien de certain.
Certains se couchent avec des soucis.
Ils pensent au prix du condiment du lendemain prix du condiment du lendemain
Beaucoup de choses se passent ici chez nous qui ne sont pas bonnes
Beaucoup de choses se passent

I yéé ! I yéé !

Tournage du clip Kèlè (Conflit) de K-My Danger, à Faladiè

Pas bon ! Pas bon !
Qu’on s’entend c’est mieux !
Qu’on s’entend c’est mieux ! La guerre ne paye pas.
Certains sont assis ils pensent, ils se soucis de leurs familles.
Pourtant ils sont tous en guerre ! La guerre détruit le pays
Qu’on s’entend c’est mieux
Le conflit interethnique tout cela ne paye pas
Ne vois-tu pas que certaine chose ne passe pas.
La guerre n’est pas bonne entre nous.
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé ! »

Au Mali, seulement 0,0013% de femmes en prison

Les femmes représentent environ 50,40% de la population malienne, selon les projections démographiques de la Direction nationale de la  population (DNP) 2018. Ce qui fait à peut prêt 9 786 721 femmes sur une population de près 19 418 097 de Maliens. Sur le nombre de femmes maliennes, 0,0013% seraient détenues dans la prison des femmes à Bolé. Ce sont approximativement 130 femmes qui sont incarcérées dans cette prison qui leur est dédiée. Du côté de leurs droits en milieu carcéral, même si des efforts ont été consentis, de nombreux défis restent encore à relever.

Une vue de « Bolé »  la seule prison pour Femme,  au Mali. Crédit photo : Lin Diallo

Vols qualifiés, meurtres, coups mortels, attentats aux institutions, escroquerie, trafics de stupéfiants, faux et usage de faux, sont entre autres, des actes qui peuvent faire en sorte qu’une personne se retrouve derrière les barreaux. Sans oublier, ce que nous pouvons considérer comme des cas d’erreurs judiciaires. Certaines s’y retrouvent, souvent, par erreur. Ce sont de vrais innocentes. Mais de toute façon, les détenues aussi ont des droits !

Tous les prisonniers, qu’ils soient femmes, enfants ou hommes, bénéficient tous de la protection du « droit international humanitaire » selon le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Cette institution humanitaire se bat, au quotidien, un peu partout à travers le monde. Elle défend la cause des détenus.

Le CICR pense que le traitement des détenues doit être conforme à ce que prévoit le droit. Il s’agit par là de « l’interdiction de la torture et autres traitements cruels ou dégradants, des conditions de détention dignes et des garanties judiciaires ».

L’Etat fait des « efforts » au Mali

Et les textes qui régissent tout cela ont été ratifiés par le Mali, à en croire à l’ancien ministre des droits de l’homme, Me Kadidia Sangaré Coulibaly, c’était lors de sa visite à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), en avril 2018. A la même occasion, elle avait promit de « corriger les insuffisances » constatées dans les prisons.

En fin décembre le problème récurent d’eau est résolu par la construction d’un château. Les cellules ont également été réhabilitées. En plus de l’aménagement d’un terrain de basket ball, il y a aussi eu des équipements. Tout cela a vu le jour grâce aux partenaires de l’Etat.

Mais depuis très longtemps le Centre de détention de Bolé, la seule prison du Mali, pour les femmes, filles et mineurs, est toujours confrontée à des difficultés. Précisément Bolé femmes, qui est un centre spécialisé, est divisé en deux quartiers : « Celui des femmes », qui sont environ une centaine et « celui des filles mineures », qui ne sont qu’une vingtaine.

Quant à Ibrahim Tounkara, directeur national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, l’Etat et ses partenaires ont fait des « efforts » pour garantir un avenir meilleur à ces dames.

« Violation des droits des détenues »

Pourtant, quelques obstructions persistent toujours : il s’agit bien de la prise en charge des enfants des détenues (une dizaine) ; le manque d’ambulance pour la mobilité des femmes en travail (accouchement) ; et l’absence d’un médecin, car « il n’y a que des infirmiers » à Bolé, affirme le directeur national. Mais « les détenues de Bolé femmes ne sont jamais dans les cellules, sauf pour dormir. Elles dorment chacune seule sur un matelas. Et, ce contrairement aux détenus de la MCA qui sont plus de 2000, dans une prison prévue normalement pour 400 prisonniers », a-t-il indiqué. Avant de mettre l’accent sur le défaut de suivi post-carcéral pour ces femmes, qui apprennent beaucoup de choses en prison, à travers leur Centre de formation professionnelle.

Le surpeuplement de la Maison centrale d’arrêt a été de tout dénoncé par la section syndicale des surveillants de prison du Mali. Me Malick Coulibaly, Président la Commission Nationale des Droits de l’Homme, a estimé que cela est assimilable à une « violation des droits des détenus », hommes cette fois.

Awa S. , ancienne détenue de Bolé, que nous avons rencontré à Bamako, n’a pas voulu témoigner sur les conditions de détentions dans cette institution pénitentiaire. Par ailleurs, il nous a été impossible d’avoir une autorisation, pour accéder aux femmes de la prison de Bolé, afin d’échanger avec quelques détenues par rapport à leur situation carcérale.

 « K-My Danger» : le favori caché du rap malien  

Mady Koné à l’état civil, K-My Danger  est un jeune rappeur Bamakois, précisément  de quinzambougou. Il évolue dans le milieu du rap depuis 2008. De groupe en groupe sans succès, aujourd’hui avec la complicité de son producteur, l’ardent rappeur décide de prendre son destin en main. Son objectif est de pousser la barre plus haute que ses grands frères, tout en s’affichant dans les grands festivals du pays et d’ailleurs.

« De l’année 2005 à 2008 j’ai connu d’abord un groupe de Battle dance qui s’appelait à l’âge Lingamez. Au déclin de ce groupe j’ai vite épousé le Rap » nous à confier le jeune rappeur K-My, au cours d’une interview qu’il nous a accordé au quartier de Missira là où se trouve son studio d’enregistrement.

Accompagné de son producteur Mamadou Wattara dit Watt-C, cet artiste méconnu du grand public et pétrie de talant, nous a confié qu’il a été envouté d’abord par le style du groupe « Tata Paound », ensuite Master Soumy cela à travers l’émission génération 21 qui est diffusée tous les samedis sur l’Office de Radio Télévision du Mali (ORTM) depuis très longtemps.

« J’avais un cousin, Papou, il voulait coute que coute aller loin dans le rap, mais la mort la prématurément arracher à notre affection » Souligne , tout en montrant son engagement a bien relever ce défi en hommage à son cousin décédé.

L’abandon des bacs

Après avoir intégré le mouvement Hip-hop, inspiré par ses idoles, c’est exactement en 2009 que cet underground de la commune II du district de Bamako créât son tout 1er groupe de rap, ils étaient sous l’étiquette du « 4ème arrondissement ». Un nom donner par son binôme, Fousseyni Gadiaga alias Tom.

Même pas un an, Tom se casse pour la France, ainsi en 2010 le groupe « Esprit 60 » voit le jour. Ils étaient 5 sociétaires : Lyonbi, Bekenzy, Walker, Sinpi de Bgadadji et K-My lui-même.

« Mon plus grand défit est de m’afficher partout et de pouvoir participé aux plus grands festivals d’ici et d’ailleurs » nous a confié l’artiste K-My Danger, avant d’ajouter qu’il regrette amèrement d’avoir abandonné les bancs en 2010 après son 1er échec à l’examen du diplôme d’étude fondamentale (DEF).

« Ma réinscription au school ne tardera plus. » Conclus le jeune de 25 ans, un rappeur qui a enregistré des dizaines de chanson solo, de 2010 à 2017 sans avoir rien dévoilé.

Tché-tché, une option solide de sortie de crise pour le Mali

Après les 8 ans de pouvoir du père de l’indépendance, Modibo KEÏTA (1960-68), le Mali ne fait que régresser de jour en jour. A l’origine un coup d’Etat mal placé du lieutenant Moussa Traoré, qui ne nous a absolument servis à rien. Et aujourd’hui, on est fin 2018, au-delà de tout ce qu’on a comme richesse,  le président IBK nous signale que les caisses de l’Etat sont vides. Mon pays mérite t-il « la mort ou tché-tché ? »

« La refondation » c’est le mot juste pour le Mali, soulignait un jour Ousmane SY l’ancien ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Pour le plus vieux, jeune  blogueur du Mali : «  la question de la refondation de l’Etat est complexe et presque taboue. » voila pour quoi je place le contexte de la refondation, dans l’assiette de la mort, puisse qu’il s’agit d’une renaissance.

Le vieux, jeune blogueur poursuit ses argumentation, en ajoutant que cette situation doit d’abord interpeller toutes les composantes de la nation «et obliger à un examen approfondi des causes de la crise afin de se donner les moyens d’en sortir en comptant sur les capacités endogènes d’abord. »  En clair, après avoir prix notre destin en main, l’apport de nos différents partenaires ne doit venir qu’en appui de nos choix.

Après avoir pesé tous les arguments, je dirais que monsieur Ousmane Sy  a totalement  raison. Mais la mise en application de cette pensée n’est pas sans conséquence, car il n’empêche pas  « une révolution »,  pour beaucoup de nos compatriotes. Cela dit : mon pays mérite « la mort ! »

On a de l’argent  

« Pour la 1ère fois le Mali organise l’élection présidentielle à ces frais et sans aide extérieur. » nous étions tous fiers !  Conséquences, quelques mois après  IBK  déclare que son « pays, le Mali, connaît, actuellement, des problèmes de trésorerie » ce qui sous entend que le trésor public est déficitaire, des opérateurs sont obligés de payer les impôts en avance et la consommation du budget de l’année 2019 a commencé dès 2018. Ça craint !

Pourtant, on a de l’argent au Mali, ce n’est pas Soumana SAKO ou un Cheick Modibo Diarra qui nous dira le contraire. Pendant des moments plus pénibles ici au Mali, ils ont apporté la tune. Cette fois-ci qui a pu bien  mettre le bâton dans la roue du pays ? Ou bien c’est le vol orchestré qui a pris de l’ampleur jusqu’à ce qu’on oublie son propre pays au profit du petit intérêt personnel ?

On tend vers La mort, ou  tché-tché  

A ce rythme on ne le souhaite pas, les plus affamés, « les aigries », et ceux qui n’ont jamais gouté à la sauce risquent de se réveiller. Les rumeurs disent que  la refondation passera par une révolution sanguinaire. Et cette révolution qui s’annonce risque d’emporter les religieux tordus, qui sont là toujours à défendre la cause des malfrats. On en parle dans les rues de Bamako. Elle n’épargnera surement pas les politi-chiens  qui ne cherchent qu’a enfoncé le Mali, ci-pied sous terre.

Au Mali les rumeurs sont à prendre au sérieux, ces derniers éléments qui ne sont que des fracas pour l’instant  nous permettent de conclure que l’avenir du pays est sombre. C’est  La mort, sans doute, « mais avant tché-tché !»

 

J’aime bien ma sœur, malgré son handicap

Le handicape n’est forcement pas un vice. A travers Fanta Mady Diallo (Fifi) et d’autres personnes battantes en situation de désavantage physique ou mental, j’ai compris cela.

 Toute petite, Fifi Diallo tombe malade, on détecte chez elle la malaria (paludisme). Son papa, feu Boubacar, étant infirmier d’Etat voulant guérir sa fille chérie lui injecta une piqure. Involontairement il venait de détruire un de ses membres inférieur et à jamais. Mais cela n’a pas empêché Fifi de vivre pleinement sa vie.
Plus de 40 ans dans sa situation de personne handicapée, Fifi Diallo est aujourd’hui mère de2 filles et de 3 garçons. Des beaux enfants, tous intelligents comme elle et qui font la plupart sa fierté.
Elle est une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’avoir un père, une mère et des familles. Cela dans le vrai sens du terme !
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché de m’avoir comme son frère benjamin de lait.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’avoir un mari, avec qui l’amour est réciproque.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché de faire des études et être fonctionnaire de son état et par la voie du concours.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’être un pilier de sa famille.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’aimer et d’être aimer en retour par les membres de sa famille.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’être au service de ses enfants comme toutes personnes normales : Les déposer à l’école pour les récupérer par la suite Pendant leurs cursus scolaire et bien  d’autres services propre à une mère envers ses mûmes.
Les personnes handicapées ont aussi des droits
« C’est quant les droits ne sont pas respecté qu’un Handicap devient une charge » ces mots sont de Mme Sinaba Fatoumata Camara. Une personne qui passe la majeure partie de son temps à faire des recherches sur la vie de cette couche sociale généralement intelligente mais parfois marginalisé ou ignoré dans nos sociétés.
Une personne en situation de Handicape rejeter par la société, je condamne sa famille d’abord comme 1er responsable. Par ce que, je n’ai jamais rejeté ma sœur Fifi que par ce qu’elle est ce qu’elle est.
Si l’éducation est un droit pour les enfants, ce qu’elle l’est aussi pour les enfants Handicapé. Après avoir regardé ma sœur Fifi de prêt et en tournant mon regarde de loin sur ceux là qui mendient au bord de la route, je dirai tout simplement que c’est la société qui rend une personne Handicapée.

Les personnes Handicapée ont aussi des droits, ils méritent l’amour. Les comprendre déjà, c’est les aimer. J’aime bien Fifi ! Elle restera ma sœur supérieur pour toujours !
Un message de DIEU
Ce billet intervient dans le cadre du mois d’octobre, un mois dédié à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion au Mali. Ces mots sont exposés sur ma terrasse, pour que les uns et les autres sachent que Dieu ne regarde pas notre aspect, mais il regarde plutôt ce que renferme notre cœur et ce que nous accomplissons, chacun.

RENOUVEAU AFRICAINE : «UNE REVOLUTION» DE LA JEUNESSE SERAIT UNE NECESSITE !

                                               

La  jeunesse  représente  70 %  de la population africaine, pour certains, elle a juste besoin de s’unir, de multiplier les rencontres, les débats tous le temps, aux niveaux scolaire, universitaire et dans toutes les langues. Pour beaucoup de panafricains, une révolution continentale serait nécessaire.  A fin de lutter avec force contre l’impérialisme, le colonialisme, la mauvaise gouvernance et surtout contre  le Francs CFA, mais pour l’industrialisation du plus vieux continent.

« Le coton est un secteur qui pourra véritablement influer sur le chômage des jeunes africains, en plus de l’entreprenariat des jeunes. » C’est en tout cas la conviction d’Abdel Rahman Sy, président de l’association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC). Il estime que L’Afrique appartient aux Africains et que personne ne viendra faire l’Afrique à la place des Africains. Voilà qui justifie l’initiation en 2016 du festival panafricain de la cotonnade (FEPAC). Le but : impulser une nouvelle dynamique au secteur surtout quand sait seulement 2% du coton produit au Mali sont transformés chez nous. L’atteinte du taux de transformation locale de 20%, selon les économistes, sera d’un apport précieux dans l’atténuation du taux de chômage. Ce qui pourrait être profitable à d’autres secteurs de l’économie.  Le développement durable est, alors, un objectif qui, poursuit M. Sy,  repose sur entrepreneuriat des jeunes et la création des usines par les pouvoirs publics.

Dans un débat télévisé sur une chaine panafricaine, le jeune Docteur Alioune DIONE, écrivain et spécialiste  en Développement a développé des théories : « Il faudrait commencer par changer le modèle de gouvernance politique. Et pour changer le modèle de gouvernance il faut d’abord éduquer les hommes politiques par ce qu’il y’a l’action de Gouverner. Il y’ a aussi l’action d’administrer ». Cet intellectuel de nationalité sénégalaise, soucieux du développement africain, pense que la politique africaine en matière de développement est très sectorielle.  Comme solution, Docteur DIONE  propose la prise en compte de toutes les sensibilités et de toutes les compétences servant de point d’appui à nos politiques publiques. Il précise que l’application de cette théorie permettra, sans doute,  à cette brigade de la jeunesse de jouer toute sa partition au renouveau de Maman Africa, puisse que c’est elle la générale.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Depuis des années, la Faculté des Sciences Juridiques et la Faculté des Sciences Economiques et de gestion et autres structures universitaires publiques ne  forment que des chômeurs.  Il est temps de mettre un terme à cela en adaptant  les Diplômes de fin d’études au marché de l’emploi. Cette proposition s’inscrit dans la vision du Docteur Oumar Mariko, député à l’Assemblée Nationale. L’opposant historique qui a toujours a  montré sa position quant à l’emploi des jeunes et le développement de l’Afrique. Malheureusement ses avis sont généralement peu partagés car les occidentaux (Les mains qui donnent et les mains qui tue).

Pour changer la donne une révolution populaire serait peut être une solution de la part des jeunes. Pour ensuite partir sur la base du fédéralisme, Comme le disent certains, l’union fait la force. Pour des actions du genre l’Afrique n’a pas besoin d’une révolte, mais plutôt d’une révolution qui prendra en compte notre histoire et les règles sociétales.

En prenant l’exemple sur l’Europe, la France ne cesse pas de mettre sous ses pesanteurs, différentes de celles de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Russie et bien d’autres. Ces pays ont tous chacun un système qui leur permet de gérer leurs différents Etats et les dirigeants de ces pays ont compris tout comme le Rwanda, l’Algérie etc. qu’il n’ya pas de hasard mais plutôt des intérêts nationaux

L’UNION FAIT LA FORCE

«La jeunesse malienne est condamnée à obliger certains  leadeurs politiques comme  Zoumana Sako, Amineta Dramane Traoré,Oumar Mariko, Moussa Mara, Yeha Samaké  pour avoir des visions et une politique commune pour le pays.» a affirmé  Youssouf Haïdara un jeune activiste. Si l’on en croit à M. Haïdara la plupart des partis politiques maliens sont basés sur les jeunes. Donc ils peuvent forcement avoir un droit de veto un peu partout selon lui. Sa 2ème hypothèse est la nouvelle génération «choisi parmi elle comme on a fait avec IBK une nouvelle tête, un nouveau leader qui pourra relever les défis». « La réussite d’une telle initiative pourra impacter sur toute l’Afrique» a-t-il conclu.

« Comment la jeunesse Africaine peut elle participer au renouveau ? » Une question très simple, à travers laquelle on pourra avoir plusieurs réponses simples. Mais dans la pratique, la jeunesse a un rôle incontournable et nous sommes obligés de nous sacrifier comme l’a fait le Mali sous Modibo Keïta, (le 1er juillet 1962) ou encore  l’Algérie (le 1er avril  1964), à la veille des indépendances. Et comme l’envisage le Rwanda une fois de plus et d’autres Etats africains d’ici à 2020  et.

QUITTE LA ZONE FRANC ! 

L’Algérie et le Mali ont quitté la zone Franc du colonisateur. C’était une manière d’affirmer leur souveraineté monétaire nationale. Et l’histoire nous a donné raison. Entre 1962 et 1967 notre Pays avait tout, mais dès qu’on a perdu la monnaie locale nous avons tout perdu aussitôt contrairement à l’Algérie qui continue de résister. Elle est actuellement l’un des pays pour ne pas dire le seul Etat Africain non endetté.

Le Francs CFA : à la base c’était le franc pour la Colonie Française de l’Afrique. Après nos indépendances formelles le nom de la monnaie est devenue la  communauté française d’Afrique. Un changement de Nom qui n’influe ni sur le fonds ni sur le contenu encore moins sur la forme.  Le  franc CFA reste le franc CFA, et c’est le trésor Français qui gère nos bourses depuis toujours.

« Le Franc CFA est une Source de revenu inestimable pour une France qui tient aujourd’hui ses richesses du continent Africain. Et c’est pourquoi qu’on lance un appel : à toutes les personnes qui théorisent et qui pensent l’émergence africaine au quotidien dans la sphère francophone. On leur demande de comparer le développement des pays anglophones et même lusophones et le développement des pays francophones qui est à la traine. On ne peut pas être libre aujourd’hui ou on avance, à partir du moment où notre monnaie est nivelée vers le bas, et dirigée par des gens, qui n’aiment  pas les intérêts des africains. Et nous souhaitons que dans les temps à venir que nos dirigeants de cette sphère francophone aient une vision économique claire, nette et précise. Et comprennent que le stricte minimum déjà est de se battre sa propre monnaie si on veut être capable de s’en sortir» a souligné Kemi Seba un panafricain résident actuellement au Tchad,  lors d’une émission de télé réalité «grand Rendez vous»  sur une chaine africaine.

Dans le même état d’esprit, la France a des représentants dans 3 Banques centrales Africaines à savoir : La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), La Banque Centrale des Comores (BCC).

« Il nous faut des états généraux, pour sortir de cette impasse» martèle Oumar Koné, un activiste malien. A travers un micro trottoir dans la ville de Bamako, sur 20 jeunes dont les âges varie entre 18 et 47 ans 5 seulement sont optimistes que la jeunesse Africaine pourra impacté sur le développement du continent. Très grave ! Certains pensent qu’il nous faut des repères et des formations de base solide.

 

Hamidou Ballo : un mélomane des temps anciens

Crédit : Amadou FANE

Dans les années 1970, Hamidou Ballo était un jeune malien dynamique. À l’époque, il avait du goût pour l’habillement, la photo, le cinéma et de nombreuses autres choses qui donnent un sens à la jeunesse. Très photogénique et doté d’une facilité pour faire, en un laps de temps très court, plus de 10 poses différentes, il était devenu la coqueluche de la plupart des photographes de Bamako. Mais la star des photos était aussi l’un des plus grands mélomanes de la ville.

« J’ai commencé comme apprenti tailleur à Bozola, un quartier populaire du centre de Bamako, chez feu Aliou Doumbia. C’était en 1961 ».

Ces propos du vieux Hamidou Ballo, nous font savoir qu’il n’a pas brûlé les étapes, en ce qui concerne son métier d’aujourd’hui : maître tailleur.

Actuellement chef d’une famille équilibrée, Hamidou Ballo a eu 4 filles et 4 garçons, tous eux-mêmes parents désormais. En plus de son épouse, tous ses descendants évoluent dans le secteur du fil, de aiguille et du tissu, de façon professionnelle, ou pas. Seul un fils a préféré tracer son propre chemin dans le domaine du transport. 

Résident à Djélibougou, en commune I du district de Bamako, à quelques kilomètres de son lieu de travail, situé à Doumazana, sur la route du quartier Nafadji, le mélomane des temps anciens et ses 3 garçons dirigent un atelier de couture spécialisé dans la conception de tenues d’homme, notamment de costumes, les « à bas le costume » ou abacost…

Du goût pour l’habillement

Crédit : Amadou FANE

Amoureux des belles chaussures et des beaux vêtements, ce spécialiste de l’habillement d’une autre époque était très convoité par les photographes de la capitale, notamment : Amadou Fané, Malick Diakité de Bagadadji et bien d’autres.

Il le dit lui-même :

« Les professionnels de l’image m’appelaient personnellement pour que je pose pour eux. Selon eux, j’étais non seulement photogénique, mais j’avais la capacité de faire 10 poses sur place et toutes différentes. »

Devenu une coqueluche des jeunes de Bamako, il fascinait de nombreux occidentaux qui avaient choisi de vivre à Bamako.

Hamidou Ballo se souvient encore :

« Il y a l’un d’entre eux qui est spécialement venu me voir, pour m’offrir l’équivalent de 200 000 FCFA, comme cadeau. Et cela est resté pour moi la plus grosse somme que j’ai eu d’un coup dans ma vie de mélomane. »

La touche personnelle

« ‘’Mali élégance’’ et ‘’Saint Germain’’ étaient mes boutiques préférées, dans lesquelles je partais régulièrement me ravitailler, respectivement en chaussures et tissus, rien que pour mon autopromotion. »

Hamidou Ballo ajoute que c’est la période où une paire de chaussures pouvait coûter entre 10 000 et 12 000 francs malien c’est à dire (5 000 et 6 000 FCFA) et le mètre de tissu à partir 4 000 francs malien l’équivalent 2000 en CFA.

Après l’étape du souk, place à la touche personnelle, où l’inspiration était piochée dans les films occidentaux qu’Hamidou Ballo ne ratait sous aucun prétexte. Une raison de plus qui justifiait sa présence chaque week-end dans les salles de cinéma comme le « vox » ou le « Rex ». Des lieux où ses fans se donnaient également rendez-vous, pour se faire photographier avec leur idole. Aujourd’hui, l’on parlerait plutôt de « selfies ». Et, plusieurs de ces photographies ont agrémenté les expositions à Bamako et ont donné une vie particulière aux murs de grands hôtels.


Du mannequinat à l’acteur de Cinéma

En confectionnant et en portant exactement la même tenue que l’acteur du film dénommé « Pourquoi voulez-vous tuez ma femme ? », Hamidou Ballo dit avoir failli ne pas se faire transporter en taxi, un jour à Bamako. Selon lui, le taximètre avait tout simplement peur.

D’après le vieux Hamidou Ballo,

« Il m’a dit qu’il n’avait jamais vu une personne habillée pareillement au Mali »

Le taximètre lui aurait dit :

« Si je n’avais pas un autre passager à bord, je n’étais pas sûr que j’allais m’arrêter pour vous prendre »

À la suite de tout cela, le mélomane malien des temps anciens a finit par être lui-même un acteur de cinéma. Il dit avoir participé au tournage d’un film dans les années 1976, titré « Kassodén » ou prisonnier en langue Bambara. Le réalisateur de ce film malien, se faisait appeler tout simplement Séga. Il a précisé :

« Nous avons débuté le processus de tournage à Bamako, pour continuer jusqu’à Mopti et Sangha (derrière Bandiagara) en passant par Ségou. »

Ce qui est regrettable !

Faute de compréhension entre les techniciens, les acteurs et Séga, la réalisation du film « Kassodén » s’est finalement interrompue. Selon notre interlocuteur, les difficultés financières sont passées par là et le projet du film a été mis sous l’éteignoir. Mais malheureusement cette mésaventure eu une grave conséquence sur les relations entre Hamidou Ballo et le photographe Amadou Diakité, qui avait été le trait d’union entre lui et le réalisateur.

Déçu et abusé, Hamidou Ballo a fait ses bagages en janvier 1979 pour la république de la Côte d’Ivoire. Il s’installa précisément à Bouaké. Mais, cette aventure n’ayant pas été trop fructueuse, l’homme retourne au bercail rejoindre sa famille, exactement le 1er janvier 1998.

« Depuis ce moment, avec l’âge, je n’ai plus été attiré par les histoires de photos, à part pour les pièces d’identité. »

Notre mélomane des temps anciens est aujourd’hui convaincu, même sans preuve, qu’il y’a des gens qui vivent bien, grâce à ses poses photographiques de l’époque, au moment où lui se débat derrière sa machine pour joindre les deux bouts.

TAASIBLA KA ƝƐSI « FASOKAN » MA, BOUKARY KONATE

« AW YE KUNNAFONIW SƆRƆ BAMANANKAN, TUBABUKAN ANI ANGILƐKAN NA YAN.

Nin ye togodala bulogɛri dɔ ka hakilina ye ka ɲɛsin jamanakɔnɔtaa ma, an ka kɔrɔlenkow sira fɛ

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Crédit photo: LE FIGARO

Sɔnin, mɛri mediterane bɛ ɲinin ka jate ka kɛ Farafinna cɛ n’a musow kaburudon ye, minnu b’a ɲinin ka taa jifan dɔ fɛ, o min jatelen bɛ i ko diɲɛ alijinɛ, (tubabula), mɔgɔ minnu jigitigɛlen bɛ taa cogoya ɲinin, cogoya min b’a to u bɛ se k’u ka diɲɛlatigɛ kɛ kɛcogo ɲuman na.

A bɛ waati jan bɔ, o jilatoli ninnu kibaruyaw de bɛ ka diɲɛ lamini kunnafoni diɲɛ telesobaw fɛ. A ye nin kunnafoni in tɔ kalan an ka seko ni dɔnko bulɔgu kan  »

Kalafili2018 : Un sondage en ligne pour inciter la population à un vote massif

Pour montrer leur bonne volonté,  une participation citoyenne aux élections générales de 2018, des jeunes maliens ont initiés un site web de sondage. A travers cette plateforme dénommée www.kalafili2018.com , tous les maliens ont la possibilité de voter pour leur candidat préféré une fois par semaine jusqu’au 29 juillet prochain.

Le samedi 30 juin passé, le site a été officiellement lancé à la maison de la presse de Bamako, vers 16 heures. C’était en présence de  quelques représentants de candidats ou de partis politiques à l’élection  présidentielle.

«Dans une démocratie, les élections restent un devoir civique,  le moyen le plus noble pour porter une personne à la tête d’un peuple ou d’une communauté.» C’est en ce terme que Mohamed Bagayogo, porteur du projet kalafili2018 fait la promotion de son produit conçus avec la complicité d’autres jeunes maliens. «C’est des statistiques basées sur la tranche d’âge, la région et le genre.» Ajoute le jeune Bagayogo.

Voter,  un acte primordial et incontournable  pour une population afin de designer  une personnalité en qui elle a confiance, et sur qui elle peut compter pour relever les nombreux défit de développement au plaisir des citoyens. Kalafili 2018 est un site web de sondage allant dans ce sens, car pour les initiateurs, l’objectif reste l’incitation des maliens ou qu’ils soient au vote.

Les candidats et leurs projets

A la veille de cette élection de juillet  2018, nous constatons près d’une vingtaine de candidats, don leurs candidatures ont déjà été validées, par la cours constitutionnelle.  Dans ce cafouillage,  il se trouve que les maliens n’ont pas connaissance de tous les candidats potentiels. Comme pour remédier  à ce problème, www.kalafili2018.com  intervient toujours.

D’autant plus que c’est aussi une plateforme sur internet qui présente les candidats, et leurs projets de société en ligne. Ce sondage  permet à chaque citoyen, sur la toile, de voter une fois par semaine pour son candidat,  cela jusqu’au 29 juillet, c’est-à-dire    le 1er tour  de l’élection présidentiel. Cette stimulation permettra aux uns et aux autres de se faire une petite idée du vainqueur (sur internet.)

Je vote

La même chose continuera au 2ème tour si tout va bien. Et pour voter c’est simple, « Sur la une, la 1ère  page, du site, d’abord les internautes apercevront : je vote en gros caractère. En cliquant sur cela les instructions s’en suivent.

Peut être un formulaire à remplir avec des questions basées sur la tranche d’âge, le sexe et la localité de résidence. Ou la liste des candidats apparait directement pour le choix. Ainsi en cliquant sur un préféré puis je vote d’en bas, le choix est aussitôt validé.