Mali : Découverte d’un talant caché dans le bas-fond de Sotuba

Venu de Kita, dans la région Kaïsienne, pour Bamako il y’a de cela 2 ans, Chaka Dagnon travaille comme manœuvre dans le laboratoire Central vétérinaire de Sotuba (LCV). A ses heures perdues c’est-à-dire en marge de ses heures de travail, le bonhomme surnommé par ses proches Rasta est un artiste fait qui transforme dans le quotidien les cornes en Vase, fourchette, cuillère et plein d’autres produits utilitaires. Aux berges du fleuve Niger à Sotuba en commune I, je suis allé a sa rencontre                                                          

« en réalité personne ne m’a appris à faire ce que je fais. Je prends tout simplement les cornes des bœufs, et voir ce que je peux en faire pour résoudre des problèmes familial et personnel. Avec les occidentaux je libère un peigne à 30 000 fcfa, mais entre nous ici les prix de ce même produit varient entre 4000 et 4500f. Les Fourchette sont à 5000 fcfa, les Vases sont vendues à 20.000f. Mais les qualités diffèrent les prix aussi. » Nous a confié  Chaka Dagnon communément appelé rasta, domicilié à sotuba. Tous les jours après son boulot de manœuvre dans le laboratoire central vétérinaire, ce monsieur se donne très souvent à l’artisanat. Les cornes de bœuf qui représentent ses matières premières sont destinées à être des vases, fourchettes, cuillères, peignes, chaises, et bien d’autres.

D’après Rasta le créateur : « Les Toubabes (Blancs ou occidentaux) qui faufilent dans notre secteur Ici à Sotuba, souvent par coup de chance ils achètent quelques produits, Mais avec la crise qui à secoué notre pays, ces derniers se font rares. C’est grâce à un ami de mon père que je me suis retrouvé ici  à Bamako comme manœuvre dans le labo LCV. Mais au-delà de tout cela je suis artisan. Je travaille avec des lames de scie, mais il ya d’autres matériels plus professionnels qui me manquent, si non les idées sont là dans ma tête en pagaille. » Au début de son art, M. Dagnon nous a aussi dévoilé que sa Maman, paix à son âme le prenait pour un fou. Par ce qu’elle considérait tout simplement ces cornes de bœuf (matière 1ère)  comme des ordures inutiles et sans importance.

«Ces cornes ci, il en fait aussi des colliers c’est ce qui me surprend dans son travail » tel est de Tenin  Traoré la femme de M. Dagnon qui se dit souvent dépassée par certaines qualités de son Mari. En plus d’etre marié à une jeune femme notre artisant est aussi père d’une famille équilibrée, c’est à dire 2 filles et 2 garçons.

Ce jeune homme de 28 ans qui n’a jamais fréquenté l’école tel quelle soit  a  quitté sa ville natale Kita depuis 2 ans. De nos jours à Bamako il dit avoir besoin d’aide technique ou matérielle pour faire évoluer son petit businesse privé dans l’intention d’atteindre le marché national et international.

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