Renouveau africain : une « révolution » de la jeunesse nécessaire

La jeunesse représente 70 % de la population africaine, pour certains, elle a juste besoin de s’unir, de multiplier les rencontres, les débats tous le temps, aux niveaux scolaire, universitaire et dans toutes les langues. En respectant une certaine déontologie, pourquoi ne pas multiplier des actions comme celles de Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath (Un célèbre activiste malien) au Mali  Pour beaucoup de panafricains, une révolution continentale serait nécessaire. A fin de lutter avec force contre l’impérialisme, le colonialisme, la mauvaise gouvernance, contre le Francs CFA et surtout, pour l’industrialisation du plus vieux continent du monde.

 

« Le coton est un secteur qui pourra véritablement influer sur le chômage des jeunes africains, en plus de l’entreprenariat des jeunes », c’est la conviction d’Abdel Rahman Sy, président de l’association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC). Il estime que L’Afrique appartient aux Africains et que personne ne viendra faire l’Afrique à la place des Africains. Voilà qui justifie l’initiation en 2016 du festival panafricain de la cotonnade (FEPAC). Le but : impulser une nouvelle dynamique au secteur surtout quand sait seulement 2% du coton produit au Mali sont transformés chez nous. L’atteinte du taux de transformation locale de 20%, selon les économistes, sera d’un apport précieux dans l’atténuation du taux de chômage. Ce qui pourrait être profitable à d’autres secteurs de l’économie. Le développement durable est, alors, un objectif qui, poursuit M. Sy, repose sur l’entreprenariat des jeunes et la création des usines par les pouvoirs publics.
Dans un débat télévisé sur une chaîne panafricaine, le jeune Docteur Alioune Dione, écrivain et spécialiste en Développement a développé cette théorie : « Il faudrait commencer par changer le modèle de gouvernance politique. Et pour changer le modèle de gouvernance il faut d’abord éduquer les hommes politiques par ce qu’il y’a l’action de Gouverner. Il y’ a aussi l’action d’administrer ». Cet intellectuel de nationalité sénégalaise, soucieux du développement africain, pense que la politique africaine en matière de développement est très sectorielle. Comme solution, Docteur Dione propose la prise en compte de toutes les sensibilités et de toutes les compétences servant de point d’appui à nos politiques publiques. Il précise que l’application de cette théorie permettra, sans doute, à cette brigade de la jeunesse de jouer toute sa partition au renouveau de Maman Africa, puisse que c’est elle la générale.
La formation professionnelle

Depuis des années, la Faculté des Sciences Juridiques et la Faculté des Sciences Economiques et de gestion et autres structures universitaires publiques ne forment que des chômeurs. Il est temps de mettre un terme à cela en adaptant les diplômes de fin d’études au marché de l’emploi. Cette proposition s’inscrit dans la vision du Docteur Oumar Mariko, député à l’Assemblée Nationale. L’opposant historique a toujours a montré sa position quant à l’emploi des jeunes et le développement de l’Afrique. Malheureusement ses avis sont généralement peu partagés par des Occidentaux (Les mains qui donnent et les mains qui tuent).

Pour changer la donne une révolution populaire serait peut être une solution de la part des jeunes. Pour ensuite partir sur la base du fédéralisme, Comme le disent certains, l’union fait la force. Pour des actions du genre l’Afrique n’a pas besoin d’une révolte, mais plutôt d’une révolution qui prendra en compte notre histoire et les règles sociétales.

En prenant l’exemple sur l’Europe, la France  ne cesse pas de mettre sous ses pesanteurs, différentes de celles de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Russie et bien d’autres. Ces pays ont tous chacun un système qui leur permet de gérer leurs différents Etats et les dirigeants de ces pays ont compris tout comme le Rwanda, l’Algérie etc. qu’il n’y a pas de hasard, mais plutôt des intérêts nationaux.
L’union fait la force

«La jeunesse malienne est condamnée à obliger certains leadeurs politiques comme Oumar Mariko, Zoumana Sako, Amineta Dramane Traoré, Moussa Mara, Yeha Samaké pour avoir des visions et une politique commune pour le pays.» a affirmé Youssouf Haïdara un jeune activiste. Si l’on en croit à M. Haïdara la plupart des partis politiques maliens sont basés sur les jeunes. Donc ils peuvent forcement avoir un droit de veto un peu partout selon lui. Sa 2ème hypothèse est la nouvelle génération «choisi parmi elle comme on a fait avec IBK une nouvelle tête, un nouveau leadeur qui pourra relever les défis».

« La réussite d’une telle initiative pourra impacter sur toute l’Afrique» a-t-il conclu.

« Comment la jeunesse Africaine peut elle participer au renouveau ? » Une question très simple, à travers laquelle on pourra avoir plusieurs réponses simples. Mais dans la pratique, la jeunesse a un rôle incontournable et nous sommes obligés de nous sacrifier, en mettant les perdimes au second plan, comme l’a fait le Mali sous Modibo Keïta, (le 1er juillet 1962) ou encore l’Algérie (le 1er avril 1964), à la veille des indépendances. Et comme l’envisage le Rwanda une fois de plus et d’autres Etats africains d’ici à 2020.

Quitter la zone de France CFA

L’Algérie et le Mali ont quitté la zone Franc du colonisateur. C’était une manière d’affirmer leur souveraineté monétaire nationale. Et l’histoire nous a donné raison. Entre 1962 et 1967 notre Pays avait tout, mais dès qu’on a perdu la monnaie locale nous avons tout perdu aussitôt contrairement à l’Algérie qui continue de résister. Elle est actuellement l’un des seuls pays, pour ne pas dire le seul Etat Africain, non endetté.

Le Francs CFA, c’était le franc pour la Colonie Française de l’Afrique. Après nos indépendances formelles, le nom de la monnaie est devenue celle de la communauté française d’Afrique. Un changement de nom qui n’influe ni sur le fonds ni sur le contenu encore moins sur la forme. Le franc CFA reste le franc CFA, et c’est le trésor Français qui gère nos bourses depuis toujours.
« Le Franc CFA est une Source de revenu inestimable pour une France qui tient aujourd’hui ses richesses du continent Africain. Et c’est pourquoi on lance un appel : à toutes les personnes qui théorisent et qui pensent l’émergence africaine au quotidien dans la sphère francophone. On leur demande de comparer le développement des pays anglophones et même lusophones et le développement des pays francophones qui est à la traîne. On ne peut pas être libre aujourd’hui ou on avance, à partir du moment où notre monnaie est nivelée vers le bas, et dirigée par des gens, qui n’aiment pas les intérêts des africains. Et nous souhaitons que dans les temps à venir que nos dirigeants de cette sphère francophone aient une vision économique claire, nette et précise. Et comprennent que le stricte minimum déjà est de se battre sa propre monnaie si on veut être capable de s’en sortir», a souligné Kemi Seba un panafricain, né à Strasbourg en France,  résident actuellement au Tchad, lors d’une émission de télé réalité le «Grand Rendez vous» sur une chaîne africaine (2STV).
Dans le même état d’esprit, il souligne que la France a des représentants dans trois banques centrales Africaines, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), la Banque Centrale des Comores (BCC).
« Il nous faut des états généraux, pour sortir de cette impasse», martèle Oumar Koné, un activiste malien. A travers un micro trottoir dans la ville de Bamako, sur 20 jeunes dont les âges varient entre 18 et 47 ans, 5 seulement sont optimistes.  La jeunesse africaine pourrait être impactée par le développement du continent. Très grave ! Certains pensent qu’il nous faut des repères et des formations de base solide et « attendre des résultats dans peut-être 10 ans« .

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