Slam show :  pour démocratisation de la poésie orale au Mali

Des slameurs à l’Institut français du Mali

Le mercredi 19 octobre 21016, l’Institut Français du Mali (IFM), a servi de cadre pour le club slam Agoratoire de Bamako. Bamako Slam show est une initiative de l’association des slameurs du Mali. Avec à sa tête Aziz Siten-K l’un des pères fondateurs de ce mouvement dénonciateur  ici au Mali. En 2006, il était avec des gens comme Bouba chamane, Maïc Mo lion et Root phéno. Ceux là qui ont bien voulu emprunter  d’autres chemins tels que le Rap et le reggae.

«  Agora qui signifie espace publique assaisonner avec l’art Oratoire, c’est ce qui forme le nom de notre club ou association «Agoratoire». Slam show est une soirée de poésie, organiser chaque  mois à Bamako par notre association, mais à des endroits différents»  Nous a confié Aziz Siten-K le patron du slam dans notre pays. L’objectif de cette initiative est de mettre en valeur le slam tout en faisant sa promotion et celle de ses acteurs.

Venus spécialement dans le Patio de IFM, Moussa Sissoko, journaliste et fan du slam était juste là par plaisir ils nous a témoigné ceci : «  Ce qui a vraiment attiré mon attention est la prestation d’une slameuse qui défendait le droit de la femme et un autre de nom de Dougoumalé Cissé qui dénonçait la barbarie qui s’était passé au nord Mali.

«Homme! Ne violente pas la femme, elle t’a  portée dans ses entrailles, elle t’a ouvert les yeux au prodige de la terre. Elle a besoin que tu la respecte, la caresse et que tu la protège… Slam, Naam.» Cela est l’extrait d’un texte d’Aïchata Diarra communément appelée Aïcha dans le milieu Slam. Avec seulement 2 ans d’expériences, cette étudiante de 19 ans a impressionné la salle.

Tout comme les blogueurs, rappeurs, rasta-reggae man, c’est poètes se donnent pour mission d’éveiller les consciences et d’être la voix de ceux qui n’en non pas. A l’en croire aux acteurs de ce Mouvement Slam vu que les maliens n’aiment pas lire, cet art est venu comme une nouvelle proposition.

 

lindiallo

A propos lindiallo

Originaire de Rikou (Ouahigouya), à des km de Ouagadougou (Burkina Faso), je représente Un peulh perdu, à la recherche de sa langue et de sa culture. Je crois au plus grand défis du monde: rester serin, ignorer l’ignorance et d’aimer les êtres de l’humanité, au delà de leurs trahisons. Je suis pour ceux-là, qui pensent que le racisme ne paye pas. Un mélange du nord et du sud, ici bas, nous pouvons tous vivre ensemble en parfaite communauté, sans racisme ni terrorisme. Un africain né dans la région du Mali, je suis journaliste, blogueur qui réponds au nom de Lin dit Moussa DIALLO.
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Un Commentaire

  1. Quite agree, Sir. Freedom of voice should raise awareness to the people.

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